La nouvelle Folie de Montpellier

Construit pour ancrer les « Folies de Montpellier » dans le XXIe siècle,
L’Arbre blanc s’inscrit dans une architecture très innovante.

La nouvelle Folie de Montpellier
La nouvelle Folie de Montpellier

L’Arbre Blanc est l’une des 12 nouvelles « Folies » architecturales que Montpellier veut initier pour célébrer le XXIe siècle et perpétuer une tradition vieille de près de trois siècles. Au XVIIIe siècle, en effet, ont été construites, ici et là, au coeur de la ville comme en périphérie, d’élégantes demeures commandées à des architectes de talent par la grande bourgeoisie locale. En témoignent les châteaux de Flaugergues, de la Mogère, d’Ô ou encore de la Mosson. Baptisées, « Folies montpelliéraines », elles ont marqué l’histoire architecturale de cette région et contribuent, aujourd’hui encore, à son rayonnement. C’est pour poursuivre cette tradition que Montpellier a décidé d’impulser, par le biais d’un concours, 12 projets architecturaux qui témoigneront, eux aussi, de l’innovation dont fait preuve la commune en la matière. En ce qui concerne la « Folie » de Richter (2e de la série), la feuille de route rédigée par la ville était de proposer un geste architectural fort mêlant audace et créativité. Le tout, évidemment, avec des règles strictes en matière d’adaptation à l’environnement et aux exigences du développement durable. L’équipe retenue en mars dernier est donc celle des promoteurs Promeo et Evolis et des architectes de renom : le Japonais Sou Fujimoto et deux jeunes Parisiens, Nicolas Laisné (Nicolas Laisné associés) et Manal Rachdi (OXO architectes). Leur projet est pour le moins époustouflant : L’Arbre blanc consiste à réaliser une tour mixte de 56 mètres de haut (17 étages). Cette dernière comportera non seulement 120 logements de 25 à 300 m2 avec de larges terrasses d’environ 25 m2 offrant des vues panoramiques sur la mer, le pic Saint-Loup, la ville et le Lez, mais aussi un restaurant, une galerie d’art – qui accueillera la fondation du président du groupe Promeo qui regroupe 300 oeuvres –, des bureaux et un bar panoramique sur le toit-terrasse. Ce qui la rend accessible à tous les Montpelliérains. L’atout du programme est aussi de se situer entre le centre-ville, Port Marianne et Odysseum, à mi-chemin de l’ancien et du nouveau Montpellier. La commercialisation devrait débuter incessamment. À suivre !