La nécessaire relance de l'activité du neuf

Pour atteindre l’objectif de 500 000 logements par an fixé par l’État, les promoteurs doivent en vendre 150 000. Or, le secteur est en recul.

La nécessaire relance de l'activité du neuf
La nécessaire relance de l'activité du neuf

Selon les chiffres publiés début août par l’Observatoire de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI), les ventes de logements neufs reculent de 29 % au deuxième trimestre 2012. Cette baisse s’accentue. Elle était de 25 % au premier trimestre. Conséquence pour le premier semestre 2012 : les ventes nettes régressent de 27 % par rapport à la même période en 2011. Un recul qui s’explique par l’effondrement des ventes aux investisseurs, mais aussi par une baisse des ventes en accession. En effet, l’année 2012 a été marquée par le rabotage du dispositif Scellier. Mais aussi par la faiblesse de l’achat dans le neuf : l’aide à l’accession sociale a été diminuée en raison de la réforme du PTZ+ en 2011, et les ménages demeurent attentistes dans un contexte économique incertain.


 


Un rebond attendu d'ici la fin de l'année avant la disparition du Scellier


Pour leur part, les mises en vente diminuent respectivement de 21 % au deuxième trimestre 2012 et de 16 % au premier semestre 2012 par rapport aux mêmes périodes de l’année 2011. Ces chiffres, ainsi que le volume limité de l’offre commerciale de logements achevés ou en cours de production, aux alentours de 35 000 logements, montrent que la profession s’est préparée à affronter les difficultés économiques que rencontre ce secteur en minimisant le risque de stock. Ajoutée à l’ampleur de la demande non satisfaite, cette situation explique la relative stabilité des prix depuis dix-huit mois. Reste qu’en dépit d’un petit rebond attendu enfin d’année avec la disparition annoncée du dispositif Scellier, la baisse des ventes des logements neufs devrait être en 2012 de l’ordre de 27 %.

Service

Prenez rendez-vous avec un diagnostiqueur