• Le Figaro.fr
  • Actu
  • Le Scan Politique
  • International
  • Économie
  • Bourse
  • Décideurs
  • Le Scan Éco
  • Sport 24
  • Le Scan Sport
  • Culture
  • Lifestyle
  • Madame
  • Figaro Store
  • FigaroTV
  • TVMag
  • Santé
  • Étudiant
  • Figarochic.cn
  • Histoire
  • Nautisme
  • Golf
  • Figaroscope
  • Voyage
  • Enchères
  • Vin
  • Jardin
  • Météo consult
  • Annuaire santé avec PagesJaunes
  • Le particulier
  • Cadremploi
  • La chaîne météo
  • Keljob
  • Kelformation
  • Ticketac
  • Cplussur

La Méditerranée

Après la vague des stations du Languedoc- Roussillon, réalisées à partir des années soixante, et les limites naturelles et administratives de l’urbanisation en bord de mer du littoral méditerranéen, l’offre de logements à proximité de la Grande Bleue est devenue rare et donc fort prisée. Parmi ces opérations proches du rivage, certaines sont sises en front de mer, offrant souvent un accès direct à la plage auquel s’ajoute une vue face ou latérale de la mer, la plupart du temps dès le rez-de-chaussée. Les opérations spécifiquement bord de mer sont ainsi désignées quand elles sont séparées de la mer par une route, avec ou sans vue mer. Enfin, les opérations en “proximité mer” sont celles qui marquent un éloignement jusqu’à 300 mètres de la plage. En front de mer, l’offre est souvent de très haute tenue pour justifier le niveau des prix, principalement en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Si, à Cannes-la-Bocca, Nexity Groupe George V termine la commercialisation de Royal Palm, une opération de “prestige” de 133 logements où un 3-pièces de 62 m2 est commercialisé 433 000 €, le promoteur vient de lancer une nouvelle résidence à Juan-les- Pins, sous le nom de Domaine Juan Flore, avec un front de mer et une vue imprenable du Cap d’Antibes aux Iles de Lérins pour la plupart des appartements. Sur un ensemble au final de 450 logements, la première tranche est commercialisée aux alentours de 6 000 €/m2 habitable, pour une livraison en 2008. Synonyme de haut de gamme, l’opération de Kaufman & Broad confirme cette tendance en front de mer avec Le Palais de L’Oasis, à proximité de la capitainerie de Villeneuve-Loubet. Pour cette opération de 64 logements commercialisée à un prix moyen au m2 habitable de 6 350 €, l’architecture contemporaine choisie valorise cette résidence où la typologie couvre du studio au 4-pièces, avec deux villas sur le toit. C’est sur ce même boulevard Eric Tabarly que Nexity Groupe George V réalise Royal Cap, signée par l’architecte Jean-Michel Wilmotte.

La Méditerranée
La Méditerranée

Dénicher de belles opérations, c’est possible.


En bord de mer, la réalisation d’opérations basée sur la rénovation de bâti ancien a tendance à se développer comme à Sète où Ad Valorem propose Résidence Cap Corniche, une rénovation sise en première ligne, destinée à l’habitat de loisir pour “des vacances en famille”, avec, par exemple, des 2-pièces de 34 à 52 m2, à des prix compris entre 134 000 et 189 000 €. L’opération est juste séparée de la mer par un chemin. A Fréjus, Propria lance un nouveau programme à 50 m de la mer, une résidence de 29 logements, du 2 au 4-pièces, avec un 3-pièces de 66 m2 pour 280 000 € et une livraison attendue pour le premier trimestre 2007. Dans le Var, l’une des belles opérations récentes est sise à Saint-Raphaël et signée Roxim, avec Rive Nature. L’opération de 125 logements est plus précisément située dans la baie d’Agay, à quelque 200 m des plages. La résidence est placée sous le signe du développement durable, avec, par exemple, une végétalisation des toitures. Avec sa proximité d’une rivière et sa vue sur l’Estérel, l’opération est commercialisée à 4 500 €/m2 habitable et la livraison est attendue au cours du 2e trimestre 2008. Dans les Alpes-Maritimes, la situation géographique et l’urbanisation ancienne des communes permet de trouver quelques belles opérations comme celle de Promogim à Antibes, avec Les Jardins d’Antibes, près du bord de mer, en retrait de l’Avenue de Nice, dans le quartier de Val Claret. Réalisée en petits bâtiments, la résidence voit le lancement d’une première tranche de 57 logements, à un prix moyen de 4 650 €/m2, pour une livraison au 2e trimestre 2008. A Cagnes-sur-Mer, la municipalité reconstruit la ville sur la ville avec le quartier du Béal et favorise la mixité urbaine. Pour améliorer le cadre de vie, la ville, qui mène aussi la requalification du bord de mer, a déjà en partie réalisé un boulevard urbain de 4 voies, plantés de centaines d’arbres, avec des passages piétons et de très larges trottoirs. La première tranche de ce projet a été inaugurée en 2005 sur un total de 3,5 km et l’affluence est au rendez-vous. La livraison de la deuxième phase est prévue pour décembre 2006 et concernera le secteur allant de l’entrée du port à l’Allée des Pins en passant par l’avenue Jean-Jaurès. La troisième phase qui s’étendra de septembre 2006 au printemps 2007 permettra de réaménager le secteur allant de l’Allée des Pins au Boulevard Kennedy. Le dernier secteur permettra de finaliser cette opération grâce à des aménagements jusqu’à la limite de Saint-Laurent-du-Var. C’est dire si cette notion de bord de mer a son importance. Kaufman & Broad lance dans la commune, à deux pas de la plage, Le Central Plazza, une résidence du studio au 5-pièces, avec, par exemple, le 3-pièces de 70 m2, à 354 000 €. La livraison est attendue pour le 2e trimestre 2008. A 300 m des plages, la proximité mer est toujours fortement prisée : c’est dans ce périmètre que Promogim lance 19, Chemin des Iles à Juan-Les-Pins, sous la forme de deux petits immeubles totalisant 19 appartements, dans un parc planté et bénéficiant de l’agrément d’une piscine. En limite de la définition toute relative finalement du bord de mer, EMB termine la commercialisation des deux derniers appartements de son opération Le Fellini, résidence sise à 350 m des plages, au cœur du centre de Cannes-la-Bocca, avec un 5-pièces de 103 m2 à 450 000 €.


La proximité des ports attire.


Les ports ont la cote et font l’objet d’un intérêt grandissant auprès des opérateurs immobiliers ainsi que d’une clientèle cherchant la proximité des commerces et du centre urbain alliée au charme des installations portuaires de plaisance. Dans les Pyrénées-Orientales, à Port Vendres, petit bijou de la Côte Vermeille, le Groupe Agir Promotion réalise ainsi à quelques pas du port de plaisance, Les Néréïdes, une résidence de 27 appartements du 2 au 5-pièces duplex. Parmi les ports les plus en vue en matière de promotion immobilière, La Seyne-sur-Mer figure forcément en bonne place grâce aux aménagements et la restructuration urbaine dont le site des anciens chantiers navals a fait l’objet. L’actuel port de plaisance de la ville de La Seyne-sur-Mer offre une capacité d’accueil d’environ 350 anneaux sans extension physique possible. Devant le déficit historique en terme de capacité d’accueil liée à la plaisance en région PACA et au regard de la forte demande d’anneaux existante, la municipalité a décidé de créer un nouveau port de plaisance d’environ 600 anneaux dans le cadre du projet d’aménagement du site des anciens chantiers navals. En effet, le littoral seynois présente l’une des dernières opportunités de réalisation de port de plaisance dans le département du Var.


L’héritage des anciens chantiers navals.


L’atout majeur de ce projet réside dans l’héritage et les infrastructures laissés par les anciens chantiers navals : morphologie du site, caractéristiques géographiques et physiques, forme “naturelle” du futur port déjà existante, un tirant d’eau exceptionnel (9 m), un espace largement ouvert sur la rade… Cet espace portuaire se composera de 600 nouveaux anneaux, d’un pôle d’enseignement lié aux activités maritimes, d’un site d’exposition et d’une zone économique nautique. Dans ce cadre en pleine métamorphose, Eiffage réalise ainsi L’Atoll Porte Marine, livrable fin 2007, face à la Rade de Toulon mais surtout avec un accès direct au nouveau port de plaisance de 650 anneaux et à un parc paysager de 4 hectares. Le même promoteur propose à proximité du port l’Allée des Beaussiers, sise 113 chemin de La Seyne à Bastian. Cette nouvelle résidence, livrable au 1er trimestre 2007, se situe à proximité du port et du centre-ville. Les étages supérieurs comptent 38 appartements qui pourront bénéficier d’une vue dégagée sur le Mont- Faron et la rade de Toulon. Dans les Bouches-du-Rhône, ce phénomène qui tend à rendre attractif les secteurs portuaires est aussi observable. A La Ciotat, la ville poursuit la réhabilitation du front de mer, dont les travaux de la quatrième tranche démarreront d’ici à la fin de l’année. Avec la revalorisation complète des espaces urbains et végétaux, la municipalité redonnera ainsi à son littoral toute sa splendeur. C’est dans cet esprit que Kaufman & Broad lance un nouveau programme, Domaine du Golfe, à quelques minutes seulement de la mer et du port. Quinze maisons avec piscine sécurisée ainsi que 90 appartements constituent cette opération dont la livraison est attendue pour le 4e trimestre 2007.


Des acquéreurs étrangers en nombre.


Les acquéreurs étrangers aiment-ils le littoral ? Pas tout à fait à en croire une étude de l’Insee en 2004, qui portait certes sur le seul Languedoc-Roussillon, et qui observait que les migrants occidentaux s’étaient repliés vers l’arrière-pays au détriment du littoral. Pourtant, un constat s’impose : le Languedoc-Roussillon est devenu la Région des “transfuges” de la Côte d’Azur, où les prix arbitrent les choix d’implantation. Les promoteurs l’ont observé à Aigues-Mortes où une partie de la clientèle en résidence secondaire pour qui les prix de la Côte d’Azur sont devenus inaccessibles a choisi de s’implanter dans ce secteur. Si les étrangers sont de plus en plus nombreux sur le littoral, c’est aussi qu’une nouvelle clientèle issue souvent des pays anglo-saxons dispose, grâce aux low-costs de Nîmes, Montpellier ou Carcassonne, de la possibilité de choisir des destinations désormais plus directes. Sur la Côte d’Azur, la proximité de la mer est une valeur forte pour la clientèle étrangère qui est naturellement présente, principalement des Italiens mais aussi une clientèle anglo-saxonne et, depuis peu, issue des nouveaux pays entrés dans l’Union Européenne. Si jusqu’ici l’urbanisation des principales villes de la Côte d’Azur se développait principalement à l’opposé du littoral en raison d’un manque de foncier, il reste que les opérations de requalification, l’utilisation plus rationnelle de l’espace, bref la capacité d’adaptation des communes et des acteurs de l’acte de construire sur cet espace réduit, souvent protégé, voire hyper- protégé, permet l’émergence d’opérations de qualité.


Services