La course à l'innovation des écoquartiers

Conçus en mode durable, les écoquartiers ont des fondamentaux comparables, mais certains sont plus novateurs que d’autres.

La course à l'innovation des écoquartiers
La course à l'innovation des écoquartiers

Avant tout, l’écoquartier est frugal. Ses immeubles consomment peu d’énergie pour se chauffer et émettent moins de gaz à effet de serre. Isolation par l’extérieur et doubles, voire triples vitrages, permettent de réduire les ponts thermiques. Ultime tendance : passer du niveau de consommation du BBC (50 kWh/m2/an) à celui du passif (15 kWh/m2/an) ou même du Bepos (produisant plus d’énergie qu’il n’en consomme). Tel est le pari par exemple de L’Eau vive, l’écoquartier de Lieusaint, en Seine-et-Marne. Adepte des énergies renouvelables, l’écoquartier innove. A Dunkerque, dans le quartier Grand Large-Neptune (l’ancien site des chantiers navals le long des quais), l’architecte-urbaniste Nicolas Michelin a conçu des immeubles à gâbles accueillant des panneaux solaires en toiture et tirant le maximum de profit du soleil. La gestion de l’eau est le quotidien de l’écoquartier: collecte des eaux pluviales par noues, végétalisation des toitures-terrasses, recyclage possible des eaux grises... D’une bonne nature, le quartier respecte la végétation existante et intègre des essences locales. Les déchets sont souvent traités par circuit pneumatique pour éviter les camions-bennes. Une partie est recyclée et alimente le chauffage urbain.
L’écoquartier est sociable. Dans les programmes de logements, il ne lésine pas sur les points de rencontre, comme le jardin partagé ou la salle commune. Ses futures lignes de force sont présentées aux habitants. La concertation publique est de mise lors des grandes opérations d’aménagement.


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