La baisse des prix et des ventes

Si le 2e trimestre pouvait laisser espérer une reprise de l’activité, le troisième démontre qu’il n’en est rien. Les ventes et les prix sont à nouveau en recul.

La baisse des prix et des ventes
La baisse des prix et des ventes

Selon l’Observatoire de la FPI (Fédération des promoteurs immobiliers), après une embellie au second trimestre (16 792 réservations), les ventes de logements neufs retombent à 12 894 unités au 3e trimestre, soit une baisse de 1 % sur un an, sachant que 2012 avait déjà accusé un repli très marqué de l’activité. Malgré tout, grâce au rebond du 2e trimestre, le volume des ventes reste en progression de 3,8 % sur les 9 premiers mois de l’année par rapport à ceux de 2012. Cette situation tient à un nouveau recul des ventes aux investisseurs privés au 3e trimestre (-3,9 % sur un an). « Les incertitudes sur le périmètre géographique et le niveau des loyers applicables pour le dispositif Duflot, ainsi que les inquiétudes créées par l’encadrement des loyers du projet de loi Alur commencent à avoir raison de l’intérêt des investisseurs individuels pour l’investissement locatif malgré un contexte de taux historiquement bas », note François Payelle, le président de la FPI. Par ailleurs, si l’accession à la propriété se maintient (+1,1 %), les ventes en TVA réduite, elles, s’effondrent littéralement (-26,9 % sur un an). Les mises en vente continuent de baisser (-18,5 % sur un an). L’offre représente 13,8 mois de vente en moyenne. Dans l’ancien, la situation n’est guère plus brillante. Selon la dernière note de conjoncture du réseau Laforêt Immobilier, on assiste à une dégradation du marché. Les transactions reculent de 4 % sur trois mois, mais restent en progression de 4 % sur les 9 premiers mois de l’année par rapport à 2012. Même chose pour les prix qui chutent de 2 %. À Paris, les prix progressent toutefois de 0,5 % mais sont en recul de 2 % sur les 9 premiers mois de 2013. En région parisienne, les prix baissent de 2,5 % sur trois mois mais perdent 3,5 % sur ces mêmes 9 mois par rapport à 2012. En région, la chute est également d’actualité (-2 %). Quant aux taux de crédit, après les précédentes hausses, ceux-ci semblent se stabiliser. Reste à savoir si la dégradation de la note de la France par l’agence Standard & Poor’s ne fera pas remonter les taux.

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