L’Ouest convoité

Cet environnement économique favorable porte l'activité immobilière et la demande se maintient à un niveau élevé dans tout le département. Celui-ci a toujours bénéficié d'une image résidentielle, symbolisée par des communes comme Neuilly-sur-Seine au nord et Sceaux au sud. Une réalité moins perceptible pour certaines villes du nord des Hauts-de-Seine, qui ont connu un développement industriel comparable à celui de leurs voisines de Seine- Saint-Denis. Dans le sillage du développement de La Défense, ces villes – parmi lesquelles Asnières-sur-Seine – ont amorcé leur mutation. Le départ des dernières activités industrielles a libéré des terrains, permettant parfois de redécouvrir la Seine et ses berges, dont les Impressionnistes avaient su peindre les charmes au 19e siècle.

L’Ouest convoité
L’Ouest convoité

Un marché actif.


“Une partie de la clientèle du département est constituée de Parisiens ou “aspirants parisiens”, jeunes cadres ou employés qui n'ont plus les moyens de se loger dans la capitale. Ils peuvent s'offrir des logements plus spacieux dans des villes bien desservies par les transports en commun et proches de grands pôles d'emplois” estime un professionnel. De fait, dans son étude sur la conjoncture du marché immobilier neuf des Hauts-de-Seine en 2005, l'Adil (Association Départementale d'Information sur le Logement) du département remarque que : “Les trois et quatre pièces sont toujours les privilégiés, malgré une baisse observée sur les 4-pièces (- 6 %) : ils représentent 56 % des ventes, affichant plus de 1 800 lots cédés dans l'année et gardant des résultats similaires à ceux de l'année dernière”. Un engouement pour les logements familiaux qui traduit la part importante de jeunes ménages des classes moyennes accédant à la propriété dans le département. Avec près de 3 700 lots mis en vente en 2005, les Hauts-de-Seine figurent parmi les départements les plus bâtisseurs d'Ile-de-France et le stock disponible, frisant les 1 730 logements l'an dernier, les place en tête du palmarès régional de l'offre. Cette “abondance” – toute relative comparée aux besoins franciliens – s'explique par la concentration de communes engagées dans de grandes opérations, notamment dans le sud du département, où une ville comme Le Plessis-Robinson comptait l'an dernier près de 360 lots disponibles, suivie de près par Antony avec 200 logements, et Issy-les-Moulineaux, avec 170.


Prix : une hausse contenue.


Avec ses 130 lots commercialisés en 2005 – essentiellement sur la Zac Scheurer-Kestner – et une offre réduite à une vingtaine de logements cette même année, Asnières ne figure pas dans le peloton de tête du département. Elle offre cependant régulièrement des opportunités dans le neuf et affiche un prix moyen de 4 621 €/m2 (source Adil) qui, comparé aux 7 679 €/m2 qu'il faut débourser chez sa voisine Levallois, font d'Asnières une ville au caractère résidentiel de plus en plus affirmé, tout en restant relativement abordable, bien en dessous de la moyenne départementale des prix du neuf. L'étude de l'Adil met l'accent sur le fait que : “Si les prix continuent leur ascension et affichent une moyenne de 5 019 €/m2 dans le département, l'augmentation annuelle est nettement plus faible que celle de 2004. Les Hauts-de-Seine sont le seul département de la région, avec le Val-de-Marne, à enregistrer une hausse à un chiffre en 2005 (+ 8 %)”. Un résultat qui tendrait à confirmer l'idée que la hausse des prix de l'immobilier marque une pause ? Oui et non, car cette augmentation relativement modérée vient contrebalancer la très forte poussée qui avait été observée en 2004, avec une augmentation de 18 %.


Ainsi, les variations des prix des appartements anciens ont amorcé une phase de décrue par rapport au trimestre précédent ; les prix n’ont progressé que de 0,4 % au 4e trimestre contre + 5,6 % trois mois plus tôt. Du côté du marché de l'ancien, Maître Jean- Marie Montazeaud, président de la chambre des notaires des Hauts-de-Seine, remarque le même ralentissement de la hausse des prix en 2005, tout en nuançant : “Pour autant, les variations annuelles des prix des appartements anciens continuent, sous l’effet de progressions significatives enregistrées sur les 3 premiers trimestres de 2005, d’évoluer à un rythme à deux chiffres pour atteindre + 13,3 % dans les Hauts-de-Seine (3 905 €/m2) et une moyenne de 3 573 €/m2 à Asnières-sur-Seine". “Le haut niveau d’activité, conjugué à cette nouvelle décélération des prix, qui devra se confirmer au cours des premier et deuxième trimestres 2006 pour être tenue comme acquise, constitue un signal fort du marché, indiquant que la demande est toujours prête à s’exprimer dès lors que l’offre fait preuve de sagesse dans les prix affichés” poursuit Jean-Marie Montazeaud. Quoi qu'il en soit, le logement reste au coeur des préoccupations, tant des habitants que des pouvoirs publics. La Lettre de l'Habitat, publication éditée par le Conseil Général des Hauts-de-Seine, dont le premier numéro est paru en avril, est un nouvel outil en direction des professionnels de l'habitat et des élus du département. Elle met l'accent sur les actions du Conseil Général dans ce domaine, en particulier sur le “Prêt logement 92”. Ce prêt à 0 % se veut un complément à celui mis en place par l'Etat et un moyen supplémentaire pour les primoaccédants d'acquérir un logement. Autre innovation des pouvoirs publics pour donner un coup d'accélérateur à la construction de logements, notamment sociaux, l'Etablissement Public Foncier départemental est chargé d'acquérir des terrains et de lutter ainsi contre l'emballement des prix du foncier.


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