L’AVIS DE PHILIPPE BAILLOT, Directeur de Bred Banque privée

Indicateur Bertrand : Avezvous une demande très forte pour les prêts "in fine" et dans quelle stratégie s'inscrivent-ils ?

L’AVIS DE PHILIPPE BAILLOT, Directeur de Bred Banque privée
L’AVIS DE PHILIPPE BAILLOT, Directeur de Bred Banque privée

Philippe Bailllot : Nous avons deux types de clientèles qui s'intéressent aux prêts "in fine", ceux qui veulent optimiser leur déficit foncier et, ce faisant, se procurer une économie d'impôt et ceux qui cherchent à tirer profit du "bouclier fiscal". Dans le premier cas, on prévoit un montage "in fine" qui conduit l'investisseur à ne rembourser que les intérêts d'emprunt. Parallèlement, on adosse le financement à un contrat d'assurance vie avec fonds en euros pour sécuriser le prêt. On pourrait aussi imaginer un contrat en unités de compte, mais il faudrait alors avoir la certitude que la garantie sera suffisante pour couvrir le remboursement du prêt à son échéance. C'est moins évident que pour un contrat avec fonds en euros. Mais tout dépend du profil de l'investisseur. Dans le second cas, nous sommes dans une problématique d'optimisation du "bouclier fiscal" pour une catégorie d'investisseurs "happy few", c'est-à-dire fortunés. Certes, ce mécanisme n'est pas encore complètement politiquement stabilisé même si le Conseil constitutionnel a eu l'occasion de confirmer la validité de son principe (nouvel article 1 du CGI). Quant à ses modalités pratiques (article 1649 OA du CGI), elles pourraient connaître quelques aménagements. En pratique, l'optimisation du "bouclier fiscal" consistera à minorer la perception des revenus nécessaires au financement de son train de vie. A cette fin, des prêts "in fine" s'avèreront particulièrement utiles. Ainsi, si le dispositif est validé, le prêt "in fine", élégamment habillé, pourrait connaître un regain de succès.




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