L’AVIS DE PATRICK LEMERCIER Directeur des expertises du Crédit Foncier

Patrick Lemercier : La Normandie avait été épargnée par la crise immobilière de 1991 ; elle avait certes subi un sérieux ralentissement du nombre de transactions, mais avait réussi à contenir la baisse des prix. La flambée avait été limitée aux jolies villes en extrémité de région parisienne, comme Vernon, et à certaines communes cotées, situées en bord de mer. Nous sommes aujourd’hui face à un phénomène d’une tout autre ampleur. La hausse a été générale, diffuse et forte, en particulier dans les secteurs les plus abordables. Le ralentissement concerne maintenant l’ensemble du marché, y compris la construction pavillonnaire depuis trois ou quatre mois, avec une fragilisation particulière pour les produits défiscalisés. Face à ce retournement et à la chute du nombre de transactions, certains parlent de blocage. Dans le neuf, on s’oriente sans doute vers un tassement des prix, ou du moins, vers une plus grande diversité de l’offre. On ne peut pas comparer une maison standard en périphérie, dont la revalorisation sera problématique, et un appartement en bord de mer au Havre, qui est structurellement cher mais possède une valeur sûre à long terme. L’immobilier dépend fortement de l’évolution de l’environnement économique et financier. On dispose aujourd’hui d’éléments positifs : les stocks sont faibles, et le marché locatif reste relativement équilibré. On peut aussi noter que des initiatives existent en Normandie pour répondre aux problèmes de la désolvabilisation de la demande : on trouvera bientôt quelques maisons à 120 000 ou 130 000 euros au Havre. Le mécanisme de la TVA à 5,5 %, en périmètre de Honfleur, permet aussi d’afficher des programmes entre 1 800 et 1 900 €/m2 à Rouen. Des solutions existent pour produire de l’immobilier à moindre coût, sous réserve de foncier maîtrisé.

L’AVIS DE PATRICK LEMERCIER Directeur des expertises du Crédit Foncier
L’AVIS DE PATRICK LEMERCIER Directeur des expertises du Crédit Foncier

Patrick Lemercier : La Normandie avait été épargnée par la crise immobilière de 1991 ; elle avait certes subi un sérieux ralentissement du nombre de transactions, mais avait réussi à contenir la baisse des prix. La flambée avait été limitée aux jolies villes en extrémité de région parisienne, comme Vernon, et à certaines communes cotées, situées en bord de mer. Nous sommes aujourd’hui face à un phénomène d’une tout autre ampleur. La hausse a été générale, diffuse et forte, en particulier dans les secteurs les plus abordables. Le ralentissement concerne maintenant l’ensemble du marché, y compris la construction pavillonnaire depuis trois ou quatre mois, avec une fragilisation particulière pour les produits défiscalisés. Face à ce retournement et à la chute du nombre de transactions, certains parlent de blocage. Dans le neuf, on s’oriente sans doute vers un tassement des prix, ou du moins, vers une plus grande diversité de l’offre. On ne peut pas comparer une maison standard en périphérie, dont la revalorisation sera problématique, et un appartement en bord de mer au Havre, qui est structurellement cher mais possède une valeur sûre à long terme. L’immobilier dépend fortement de l’évolution de l’environnement économique et financier. On dispose aujourd’hui d’éléments positifs : les stocks sont faibles, et le marché locatif reste relativement équilibré. On peut aussi noter que des initiatives existent en Normandie pour répondre aux problèmes de la désolvabilisation de la demande : on trouvera bientôt quelques maisons à 120 000 ou 130 000 euros au Havre. Le mécanisme de la TVA à 5,5 %, en périmètre de Honfleur, permet aussi d’afficher des programmes entre 1 800 et 1 900 €/m2 à Rouen. Des solutions existent pour produire de l’immobilier à moindre coût, sous réserve de foncier maîtrisé.


 

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