L'AVIS DE PASCAL VALENTIN, Chef de la mission bruit

Refaire coûte plus cher que prévoir dès la conception

L'AVIS DE PASCAL VALENTIN, Chef de la mission bruit
L'AVIS DE PASCAL VALENTIN, Chef de la mission bruit

Pascal Valentin : Au sein de la direction générale de la prévention des risques, la mission bruit travaille avec une quinzaine de ministères pour définir et mettre en oeuvre la politique de lutte contre les nuisances sonores. La plus grande avancée a été, le 30 décembre 1992, le vote de la loi bruit. Cette dernière a permis de réunir un ensemble de mesures qui étaient jusque-là dispersées, et ainsi, de les rendre visibles.


Elle a fixé de grands principes de prévention, et en parallèle, a mis en place des actions correctives dont les aides à l'insonorisation.


En 1996, la nouvelle réglementation acoustique (NRA) a fait grimper les exigences en matière d'isolation. Aujourd'hui, nous avons sur les rails plusieurs projets. Nous aimerions déjà faire réaliser au plus grand nombre qu'acoustique


et thermique ne vont pas forcément dans le même sens. Exemple : si l'électricien passe après le plâtrier, il va, s'il n'y prend garde, faire des trous dans les murs qui feront passer le bruit... C'est pourquoi la coordination des différents corps de bâtiment lors de la construction d'un bâtiment est très importante.


Car refaire coûte plus cher que de prévoir dès la conception. C'est un point sur lequel nous devons encore travailler. Enfin, nous sommes chargés de la mise en oeuvre de la directive 2002/49/CE. Elle prescrit notamment la réalisation de cartes de bruit des grandes infrastructures de transports et des principales agglomérations. L'idée est d'évaluer l'exposition au bruit dans l'environnement, et de prendre les mesures de protection qui s'imposent. Par exemple, aménager les voiries, baisser la vitesse maximale autorisée sur une artère pour dégager moins de bruit, opter pour un revêtement routier moins bruyant, voire financer des protections de façades.


www.ag-architecte.fr.

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