L'AVIS DE JEAN-PIERRE BOURGEOIS Directeur commercial de l’UCB

Jean-Pierre Bourgeois : Je pense que nous sommes dans une moins mauvaise situation qu’au début de l’année. Si l’on compare le taux de l’OAT 10 ans comme référence aux prêts révisables qui se situe à 4,70 %, avec celui de l’Euribor trois mois comme référence aux taux révisables qui est aujourd’hui à 4,14 %, il y a près de 60 centimes d’écart. Il faut reconnaître qu’il y a bien longtemps que nous n’avions pas vu un tel différentiel. Et dans la mesure où l’écart se creuse, cela redonne du sens aux prêts à taux révisable. Pour autant, cette hausse des taux ne devrait pas avoir trop de conséquences pour les emprunteurs car les banques ont déjà anticipé les mouvements de l’Euribor et de l’OAT. Certes, Jean-Claude Trichet de la BCE n’exclut pas une nouvelle hausse de son principal taux directeur, mais l’OAT 10 ans continuera aussi d’augmenter dans les prochains mois pour se situer autour de 4,90 à 5 %. Si l’OAT continue de grimper, c’est tout simplement parce que les investisseurs sont très présents sur le marché du long terme dont les rendements sont intéressants. Ce qui n’est pas logique, les placements à court terme devraient être plus rentables puisque plus risqués. Or, ce n’est plus le cas. Malgré tout, je pense que l’écart entre taux à court terme et taux à long terme devrait rester autour de 0,60 à 0,70 point d’ici à la fin de l’année. Avec l’espoir que les taux révisables vont retomber en 2008, une fois l’inflation jugulée. Cela permettrait de revenir à des courbes normales de taux, de l’ordre de 0,80 à 1 point d’écart en faveur des révisables.

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Jean-Pierre Bourgeois : Je pense que nous sommes dans une moins mauvaise situation qu’au début de l’année. Si l’on compare le taux de l’OAT 10 ans comme référence aux prêts révisables qui se situe à 4,70 %, avec celui de l’Euribor trois mois comme référence aux taux révisables qui est aujourd’hui à 4,14 %, il y a près de 60 centimes d’écart. Il faut reconnaître qu’il y a bien longtemps que nous n’avions pas vu un tel différentiel. Et dans la mesure où l’écart se creuse, cela redonne du sens aux prêts à taux révisable. Pour autant, cette hausse des taux ne devrait pas avoir trop de conséquences pour les emprunteurs car les banques ont déjà anticipé les mouvements de l’Euribor et de l’OAT. Certes, Jean-Claude Trichet de la BCE n’exclut pas une nouvelle hausse de son principal taux directeur, mais l’OAT 10 ans continuera aussi d’augmenter dans les prochains mois pour se situer autour de 4,90 à 5 %. Si l’OAT continue de grimper, c’est tout simplement parce que les investisseurs sont très présents sur le marché du long terme dont les rendements sont intéressants. Ce qui n’est pas logique, les placements à court terme devraient être plus rentables puisque plus risqués. Or, ce n’est plus le cas. Malgré tout, je pense que l’écart entre taux à court terme et taux à long terme devrait rester autour de 0,60 à 0,70 point d’ici à la fin de l’année. Avec l’espoir que les taux révisables vont retomber en 2008, une fois l’inflation jugulée. Cela permettrait de revenir à des courbes normales de taux, de l’ordre de 0,80 à 1 point d’écart en faveur des révisables.


 

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