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L’AVIS DE ALEXANDRA FRANCOIS-CUXAC, Présidente de l’Observatoire de l’immobilier toulousain*

Indicateur Bertrand : Le marché toulousain présentet- il des signes de faiblesse ?

L’AVIS DE ALEXANDRA FRANCOIS-CUXAC, Présidente de l’Observatoire de l’immobilier toulousain*
L’AVIS DE ALEXANDRA FRANCOIS-CUXAC, Présidente de l’Observatoire de l’immobilier toulousain*

Alexandra François-Cuxac : Non, je ne note aucun signe alarmant et je ne vois se profiler aucune catastrophe à l'horizon ! Si nous avons connu un fléchissement des mises en vente et un léger recul de la part des propriétaires-occupants au niveau des ventes, le niveau du marché reste élevé et conforme à ce que nous observons depuis plusieurs trimestres. Quant aux prix, ils sont stables, et ce n'est pas nouveau puisque nous avions déjà connu cette situation en 2006. Ce qui pose de plus en plus de difficultés aux promoteurs, c'est davantage la question de la typologie - et notamment le 4-pièces - dont la répartition est imposée, particulièrement à Toulouse. En effet, les 4-pièces représentent 17,6 % de l'offre et 9,66 % des ventes, tandis que les 2-pièces totalisent 21 % des stocks et 35 % des ventes ! Et la situation est encore plus flagrante en ce qui concerne les studios, qui ne sont absolument pas produits en quantité suffisante dans la deuxième ville étudiante de France ! Je regrette que la municipalité n'ait pas une politique d'anticipation, ou tout du moins de prise en compte de la réalité sociologique de la demande toulousaine, notamment de la décohabitation des familles. Heureusement, pour l'instant, une partie de cette demande trouve une réponse dans le secteur existant. Le défi à relever aujourd'hui est là : Toulouse doit, à l'instar d'autres métropoles, s'interroger sur la pertinence d'imposer une répartition typologique de la production orientée vers les grandes surfaces. Ne pas faire face à la transformation des structures familiales devient très dommageable. La rareté des petits logements pèse sur l'enveloppe globale, qui est rarement inférieure à 150 000 e. L'éventail de la gamme de logements s'est ainsi réduit. Il est urgent de mettre en place une concertation pour que l'offre réponde réellement à la demande. Le développement de l'habitat doit enfin s'adapter au tissu social de la population toulousaine.


*Vice-présidente du groupe Sagec


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