L'atout sécurité dans le neuf

De nombreux accidents domestiques font encore des victimes aujourd’hui. Mais le neuf offre une sécurité quasiment sans faille. Électricité, gaz, lutte anti-incendie et intrusions: la preuve par quatre.

L'atout sécurité dans le neuf
L'atout sécurité dans le neuf

Une mauvaise installation électrique tue 1 personne tous les 3 jours. Êtes-vous sûr de ne pas être concerné?”Ce message de l’association Promotelec, s’il frappe les esprits, a le mérite de soulever un vrai problème. Le risque électrique est invisible, il est donc souvent sous-estimé ; c’est pourquoi il est indispensable de respecter certaines règles de sécurité. L’état des lieux est alarmant: sur 31 millions de logements en France, 7 millions sont équipés d’une installation électrique présentant des risques, car ayant pris un “coup de vieux”. Or, une installation électrique de plus de trente ans, même conçue dans le respect des règles de son époque, présente forcément des risques. Parce que les matériaux se sont usés, mais aussi à cause de la multiplication des appareils électroménagers et l’augmentation des puissances consommées. Il n’y avait ni four à micro-ondes, ni sèche-linge, ni équipement home cinéma à cette époque ! “Nos modes de vie ont considérablement changé. Les installations électriques anciennes ne sont plus adaptées aux nouveaux usages”, affirme Jean-Jacques Barreau, chef de projet à la direction marketing d’EDF. Dans le neuf, l’installation électrique a l’obligation de respecter la norme NF C 15-100. Concrètement, cela signifie un ensemble d’exigences techniques minimales pour assurer la sécurité dans un logement. Véritable “bible” pour les professionnels de l’électricité, la norme est régulièrement revue, pour s’adapter aux nouveaux besoins. La dernière version date de 2002. “Dans le neuf, EDF ne met l’installation électrique sous tension que si le logement a décroché une attestation Consuel de conformité. Un logement neuf a donc une installation électrique forcément conforme à la norme”, souligne Jean-Jacques Barreau. La protection des personnes repose notamment sur l’impossibilité de toucher des parties sous tension. Autre point clé de la norme, l’association mise à la terre/dispositif différentiel. “Le raccordement à la terre de la carcasse conductrice d’un appareil permet,dans le cas où celle-ci est mise accidentellement sous tension, l’évacuation du courant de défaut à la terre”, explique Jean-Jacques Barreau. Cette “fuite” de courant est détectée par le dispositif différentiel placé en amont, et l’alimentation de l’appareil est interrompue si l’intensité du courant de fuite dépasse le seuil de déclenchement du différentiel. Depuis 1991, le disjoncteur différentiel à haute sensibilité (30 m2) est obligatoire pour tous les circuits. Les prises à éclipse (ou obturateur) sont elles aussi inscrites au cahier des charges. Facilement accessibles, les prises électriques aiguisent la curiosité des bouts de chou. Mais ils risquent d’y introduire les doigts, ou un petit objet, et de se brûler. Pour éviter cela, les trous des prises à éclipse sont fermés par des volets qui ne peuvent s’ouvrir que simultanément, et sous la poussée des deux broches d’une même fiche. L’atout du neuf, c’est aussi de pouvoir utiliser les matériaux les plus performants. Exemple avec les minidisjoncteurs, qui assurent un niveau de protection optimal et se réenclenchent facilement sans besoin d’être changés après un incident, contrairement aux fusibles à cartouche. Leur rôle : couper l’électricité en cas de court-circuit ou de surcharge et éviter ainsi tout risque d’incendie. Les autres fusibles, tels que ceux à broche ou en céramique, n’assureront pas correctement leur rôle en cas de problème. Si vous en avez encore chez vous, mieux vaut faire appel à un électricien pour les remplacer. Et puisque eau et électricité ne font pas bon ménage, c’est dans la salle de bains qu’a lieu la majorité des accidents. L’eau rend le corps humain plus conducteur, et le contact d’une personne avec un élément sous tension peut être mortel lorsqu’elle est dans son bain, ou sous la douche, ou simplement encore mouillée et les pieds nus. Ça tombe bien, la norme NF C 15-100 a tout prévu. Il est notamment obligatoire d’y installer une liaison dite “équipotentielle” supplémentaire (LES). Celle-ci, en reliant tous les éléments conducteurs entre eux, supprime leur dangerosité. En complément de cette LES, il existe quatre volumes de sécurité. Dans chacune de ces zones, les règles d’installation sont différentes en fonction du risque. C’est logique : plus on s’approche de la baignoire ou de la douche, plus le risque est grand et plus les règles de sécurité se durcissent. “La norme évolue constamment, elle n’est jamais aboutie, conclut Jean-Jacques Barreau. Nous allons ainsi bientôt publier une trentaine de schémas pour expliquer clairement les règles en ce qui concerne les nouvelles dispositions à la mode dans les salles de bains : baignoire au milieu de la pièce, balnéo, etc.L’enjeu est d’être toujours au plus près des nouveaux modes de vie.”


 

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