L'ALLONGEMENT DES DURÉES DE CRÉDIT

Avant, c'était simple, on empruntait à taux fixe et mensualités constantes, sans pouvoir modifier quoi que ce soit à son crédit. Aujourd'hui, vous avez le choix entre taux fixe et taux révisable, entre mensualités constantes et modulables, entre durée classique ou très longue... Autant d'éléments qui penchent en faveur de l'achat. Face à la flambée des prix de l'immobilier, de telles souplesses tendent à rendre solvables des prétendants à l'accession qui ne l'étaient pas. Mais elles répondent aussi à une évolution des modes de vie. Même si le désir d'accession à la propriété demeure très présent, les Français ne sont plus prêts, comme leurs parents dans le passé, à se priver leur vie durant pour posséder un toit. De ce point de vue, l'allongement de la durée des crédits immobiliers à 25 ou 30 ans, rendu possible grâce au niveau des taux, constitue indéniablement un bouleversement en matière de financement. Alors que la durée moyenne d'un crédit classique n'était, selon l'Anil que de 15 ans et demi en 1998, elle atteignait pratiquement 19 ans en 2002.

L'ALLONGEMENT DES DURÉES DE CRÉDIT
L'ALLONGEMENT DES DURÉES DE CRÉDIT

De fait, aujourd'hui, les prêts dépassant 20 ans représentent un tiers de la production des banques. Cet allongement permet même aux établissements de pratiquer le financement sans apport personnel. "S'il n'est pas facile d'accéder à la propriété sans fonds propres et en s'endettant sur une relative courte durée, constate l'Anil, l'opération est facilitée par le développement des prêts longs". Certains banquiers vont même plus loin, proposant dans leur palette de crédit la possibilité d'emprunter jusqu'à 110 % du prix de l'opération. Autrement dit, de financer y compris les frais de notaire et d'hypothèque ! Des arguments qui font évidemment tomber bien des hésitations.


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