L’accession en Rhône-Alpes entre en piste

L’avenir accordera la priorité au développement de l’accession populaire à la propriété. C’est tout au moins ce que laisse présager le projet de loi sur le logement, présenté par la ministre Christine Boutin. Parmi les acteurs de l’accession sociale figurent les 160 coopératives HLM de l’Hexagone, sociétés privées de l’économie sociale à ne pas confondre avec les offices HLM qui, eux, sont publics. Dans le département du Rhône, le seul opérateur de ce type, Rhône-Saône Habitat, construit et vend des logements en Vefa, et gère un patrimoine locatif. Ses utilisateurs (acquéreurs, locataires) détiennent des parts sociales, ses administrateurs sont bénévoles et ses bénéfices se réinvestissent intégralement dans l’entreprise sans distribution de dividendes. Point fort de l’entreprise, elle sécurise l’achat de ses logements en garantissant les “3 R” à l’acquéreur : relogement, rachat et revente.

L’accession en Rhône-Alpes entre en piste
L’accession en Rhône-Alpes entre en piste

Un bémol, les ressources de l’accédant ne doivent pas dépasser le plafond du PLI, voire du PLS. “Parmi nos utilisateurs, nous comptons également des investisseurs privés qui achètent pour louer. Nous leur réservons 10 à 15 % de notre production, à condition qu’ils pratiquent des loyers modérés, par exemple en PLS (Prêt locatif social) ou Borloo populaire”, ajoute le directeur Benoît Tracol. Rhône-Saône Habitat produit 130 à 150 logements par an, en majorité de belle superficie, dont 120 en accession à la propriété. Ses commercialisations du moment, toutes à prix plafonnés, sont très compétitives : 2 100 euros/m2 et 2 250 euros/m2, respectivement à Vaulx-en-Velin et à Saint- Priest avec TVA à 5,5 %, maisons de ville ou jumelées à 210 000 euros à Anse. L’opérateur va aussi lancer des programmes à Saint-Bonnet-de-Mure et à Mions, et il sera le premier à sortir de l’habitat sur le Carré de Soie, où il prévoit d’établir son siège social en 2010. En revanche, il n’est pas question de construire des maisons à 15 euros par jour, “trop gourmandes en foncier et en déplacements” pour le dirigeant de Rhône-Saône Habitat. Bien qu’elle demeure l’atout de charme de toute périphérie, la maison a malheureusement été confinée à environ 200 lots groupés au 1er semestre. Ses tarifs sont souvent moindres ou équivalents à ceux de l’ancien, comme les maisons en hameau de Geoxia, à Givors, à partir de 200 000 euros, ou encore celles de Kaufman & Broad à 500 000 euros, à Charbonnières. Les notaires de France-Perval observent que la maison ancienne se négociait l’an dernier 272 700 euros dans l’Est, et 476 100 euros dans l’Ouest lyonnais.


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