Jean-Pierre Caffet - Adjoint au Maire de Paris, chargé de l'Urbanisme

Indicateur Bertrand : Le projet de réaménagement de la couronne parisienne, entre le boulevard des maréchaux et le périphérique, doit s'étendre sur plusieurs années. Onze quartiers aux portes de Paris sont concernés par cette intervention sociale et urbaine. Quelle est l'idée force de ce Grand Projet de renouvellement urbain (GPRU) ?
Jean-Pierre Caffet : Il s'agit de faire en sorte que 200 000 Parisiens vivent mieux dans ces quartiers exposés à beaucoup de nuisances et en même temps, j'en ai la conviction, c'est probablement là qu'une partie de l'avenir de Paris va se jouer. Cela traduit d'abord une véritable relance en profondeur de la politique d'aménagement de la capitale. Cette relance est importante puisqu'elle concerne près de 10 % du territoire municipal. Elle nécessite également une importante politique foncière qui a fortement mobilisé les moyens de la Ville. Elle passe aussi par le dialogue. Il s'agissait de faire un urbanisme partagé avec les habitants, sans oublier naturellement qu'il nous revenait toujours, en tant qu'élus, de prendre la décision finale sur le contenu des aménagements proposés. Embellir l'ensemble des espaces publics, renforcer les transports en commun, traiter les espaces de liaisons, aménager de part et d'autre les territoires riverains avec des programmes diversifiés et de grande qualité, voila ce qui nous a guidé. D'où l'idée de définir des périmètres plus ou moins importants. Celui de Paris Nord-Est représente 200 hectares avec des politiques transversales de l'urbanisme, c'est-à-dire de la construction, donc de l'activité, du logement, des équipements publics, parfois des espaces verts, et faire revenir de l'emploi car ce sont des quartiers exposés au chômage.
I.B. : Est-ce une façon également d'établir de nouveaux rapports avec la proche banlieue ?
J-P. C. : Cette couronne de Paris entre les maréchaux et le périphérique est le terrain de jonction privilégié entre Paris intra muros et sa banlieue. La dynamique de l'agglomération est particulièrement importante pour nous. Ce vaste projet urbain est certainement une des clés de la réussite du Paris de demain. L'objectif est d'assurer une offre cohérente et convenable afin de répondre aux besoins très forts qui s'expriment en matière de vie quotidienne, d'emploi et de logement. En matière de logements il y a plus d'un million de mètres carrés qui sont, à l'heure actuelle, prévus dans ces opérations.
I.B. :Avec Bertrand Delanoë, vous avez rencontré récemment le Premier ministre Dominique de Villepin à Matignon concernant le projet d'aménagement des Batignolles. Comment avance le dossier ?
J-P. C. : A Matignon, la discussion a porté sur les grands principes d'aménagements. Parmi les points positifs : le projet de l'architecte François Grether initialement conçu pour le village Olympique ainsi que le parc de 10 hectares seront maintenus. C'est-à-dire que le parti global, l'organisation, la forme urbaine qu'a dessinée François Grether, avec un quartier de logements ouverts sur le Parc et entourant ou traversant un grand Parc partant de la rue Cardinet et qui remonte sur le Boulevard Berthier, a été validé. La protection de ces logements par la construction d'immeubles de bureaux et d'activités sur la dalle de la voie ferrée est également entérinée. Le nombre de logements à quelques dizaines près est validé aussi. Ce sera de l'ordre de 3 500 logements. Et il n'y a pas d'obstacle que sur ces 3 500 logements, 50 % soient des logements sociaux (NDLR : lors d'une première rencontre en septembre dernier, le Premier Ministre s'était dit "prêt à céder à la Ville de Paris la totalité des terrains des Batignolles à condition qu'elle s'engage à y réaliser dans un délai rapide 2 000 logements intermédiaires et 1 000 logements étudiants"). Il y a eu un accord entre le gouvernement et la Ville. Maintenant il va falloir mettre tout ceci en oeuvre et rentrer dans le vif du sujet, c'est-à-dire la négociation foncière.

Jean-Pierre Caffet - Adjoint au Maire de Paris, chargé de l'Urbanisme
Jean-Pierre Caffet - Adjoint au Maire de Paris, chargé de l'Urbanisme

Indicateur Bertrand : Le projet de réaménagement de la couronne parisienne, entre le boulevard des maréchaux et le périphérique, doit s'étendre sur plusieurs années. Onze quartiers aux portes de Paris sont concernés par cette intervention sociale et urbaine. Quelle est l'idée force de ce Grand Projet de renouvellement urbain (GPRU) ?


Jean-Pierre Caffet : Il s'agit de faire en sorte que 200 000 Parisiens vivent mieux dans ces quartiers exposés à beaucoup de nuisances et en même temps, j'en ai la conviction, c'est probablement là qu'une partie de l'avenir de Paris va se jouer. Cela traduit d'abord une véritable relance en profondeur de la politique d'aménagement de la capitale. Cette relance est importante puisqu'elle concerne près de 10 % du territoire municipal. Elle nécessite également une importante politique foncière qui a fortement mobilisé les moyens de la Ville. Elle passe aussi par le dialogue. Il s'agissait de faire un urbanisme partagé avec les habitants, sans oublier naturellement qu'il nous revenait toujours, en tant qu'élus, de prendre la décision finale sur le contenu des aménagements proposés. Embellir l'ensemble des espaces publics, renforcer les transports en commun, traiter les espaces de liaisons, aménager de part et d'autre les territoires riverains avec des programmes diversifiés et de grande qualité, voila ce qui nous a guidé. D'où l'idée de définir des périmètres plus ou moins importants. Celui de Paris Nord-Est représente 200 hectares avec des politiques transversales de l'urbanisme, c'est-à-dire de la construction, donc de l'activité, du logement, des équipements publics, parfois des espaces verts, et faire revenir de l'emploi car ce sont des quartiers exposés au chômage.


I.B. : Est-ce une façon également d'établir de nouveaux rapports avec la proche banlieue ?


J-P. C. : Cette couronne de Paris entre les maréchaux et le périphérique est le terrain de jonction privilégié entre Paris intra muros et sa banlieue. La dynamique de l'agglomération est particulièrement importante pour nous. Ce vaste projet urbain est certainement une des clés de la réussite du Paris de demain. L'objectif est d'assurer une offre cohérente et convenable afin de répondre aux besoins très forts qui s'expriment en matière de vie quotidienne, d'emploi et de logement. En matière de logements il y a plus d'un million de mètres carrés qui sont, à l'heure actuelle, prévus dans ces opérations.


I.B. :Avec Bertrand Delanoë, vous avez rencontré récemment le Premier ministre Dominique de Villepin à Matignon concernant le projet d'aménagement des Batignolles. Comment avance le dossier ?


J-P. C. : A Matignon, la discussion a porté sur les grands principes d'aménagements. Parmi les points positifs : le projet de l'architecte François Grether initialement conçu pour le village Olympique ainsi que le parc de 10 hectares seront maintenus. C'est-à-dire que le parti global, l'organisation, la forme urbaine qu'a dessinée François Grether, avec un quartier de logements ouverts sur le Parc et entourant ou traversant un grand Parc partant de la rue Cardinet et qui remonte sur le Boulevard Berthier, a été validé. La protection de ces logements par la construction d'immeubles de bureaux et d'activités sur la dalle de la voie ferrée est également entérinée. Le nombre de logements à quelques dizaines près est validé aussi. Ce sera de l'ordre de 3 500 logements. Et il n'y a pas d'obstacle que sur ces 3 500 logements, 50 % soient des logements sociaux (NDLR : lors d'une première rencontre en septembre dernier, le Premier Ministre s'était dit "prêt à céder à la Ville de Paris la totalité des terrains des Batignolles à condition qu'elle s'engage à y réaliser dans un délai rapide 2 000 logements intermédiaires et 1 000 logements étudiants"). Il y a eu un accord entre le gouvernement et la Ville. Maintenant il va falloir mettre tout ceci en oeuvre et rentrer dans le vif du sujet, c'est-à-dire la négociation foncière.


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