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Jean-François Gabilla, président de la FPC - Adapter les produits à notre clientèle

Bilan, plan de relance, prix... Jean-François Gabilla, le président de la FPC (Fédération des promoteurs constructeurs) de France, répond à nos questions et nous livre son éclairage sur l’évolution du secteur.

Jean-François Gabilla, président de la FPC - Adapter les produits à notre clientèle
Jean-François Gabilla, président de la FPC - Adapter les produits à notre clientèle

Indicateur Bertrand : Quel bilan tirez-vous de l’année 2008?


Jean-François Gabilla : 2008 a été une “annus horribilis”, comme dirait la reine d’Angleterre. La conjoncture est très difficile pour l’ensemble de la profession. Pour l’année 2008, nous atteindrons à peine 75000 à 80 000 ventes de constructions neuves, contre plus de 127 000 en 2007. La FPC avait annoncé une forte baisse d’activité, entre - 10 et - 15 %, essentiellement en raison de la chute des investisseurs. Mais nous ne nous attendions pas à une crise financière de cette ampleur. Elle a surpris tout le monde. Heureusement, les promoteurs ont très bien réagi en adaptant le coût de leur structure, en régulant l’offre nouvelle et en veillant à ce que le stock de logements terminés ne devienne pas trop important.



I. B. : Que pensez-vous du plan de relance de 1,8 milliard d’euros annoncé par le président de la République pour soutenir le logement ?


J.-F. G. : C’est très positif. Tout d’abord, le prêt à taux zéro dans le neuf, variable selon les zones géographiques, les revenus et la dimension de la famille, va pouvoir doubler. Par exemple, en Îlede- France, un couple marié avec un enfant pourra emprunter à taux zéro non plus 25000 euros (le plafond actuel du prêt), mais 50000 euros. Il faut maintenant que les banques acceptent de jouer le jeu. La relance de la construction est également une bonne mesure, car à ce rythme et sans elle, nous ne pourrions même pas espérer mieux que 60000 à 65000 ventes en 2009. Cette relance va dynamiser le secteur. Nous attendons par ailleurs les modalités d’application du Passfoncier et, bien sûr, le redémarrage de l’investissement locatif, car en dopant le dispositif d’amortissement, c’est toute l’activité qui serait relancée. Notre seul regret concerne la baisse de la TVA à 5,5 %, que nous aurions souhaitée pour une relance plus forte du logement, notamment dans les zones les plus tendues.



I. B. : Faut-il s’attendre à une baisse des prix dans le neuf cette année ?


J.-F. G : C’est notre volonté, mais il ne faut pas confondre baisse des prix et marge des promoteurs. On pourra baisser les coûts si l’ensemble de la chaîne travaille. En attendant, il faut noter qu’il y a des baisses de prix sur les opérations neuves proches de la livraison et celles qui sont terminées. Les promoteurs restent vigilants et actifs. Sur le terrain, je ne perçois pas de panique chez eux, mais, bien au contraire, beaucoup de sérieux et de professionnalisme. Et c’est ce qui me rassure. Notre objectif est de faire en sorte que la crise ne s’aggrave pas. Il faut adapter les produits à notre clientèle. En 2009, nous devons digérer la situation, utiliser au mieux le plan de relance du gouvernement et préparer la reprise.



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