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Jean-François Gabilla, Président de la Fédération des promoteurs-constructeurs (FPC)

Le reportage télévisé “les Robien de la colère” a mis de nombreux investisseurs en émoi. Les professionnels également. Réaction du président de la FPC.

Jean-François Gabilla, Président de la Fédération des promoteurs-constructeurs (FPC)
Jean-François Gabilla, Président de la Fédération des promoteurs-constructeurs (FPC)

"L'investissement privé locatif est une nécessité absolue pour répondre aux besoins annuels de logements"


Indicateur Bertrand :Comment avez-vous réagi au reportage d'Envoyé spécial intitulé "Les Robien de la Colère", diffusé sur France 2 ? Ce reportage, regardé par près de 4,4 millions de téléspectateurs,soit une part d'audience de 19,7% selon Médiamétrie, présentait des investisseurs floués.


Jean-François Gabilla : Je trouve ce reportage trop caricatural. Il a certes décrit la réalité de la situation malheureuse de certains investisseurs, qui ont fait confiance à des opérateurs non membres de la Fédération des promoteurs-constructeurs. Mais son absence de nuances laisse à penser que tout investissement en "Robien ou Borloo" ne peut conduire qu'à la catastrophe, et que les promoteurs ne pensent qu'à berner leurs clients. Or, la vérité est tout autre ; en effet, l'investissement "Robien-Borloo" a largement rempli ses objectifs en offrant un logement à près de 220 000 ménages français, et a permis à une écrasante majorité d'investisseurs de faire une bonne opération immobilière. L'investissement privé locatif est d'ailleurs une nécessité absolue pour répondre aux besoins annuels de logements, la production HLM n'étant pas en mesure de les satisfaire pleinement.


I. B. : Est-il exact que des programmes neufs peinent aujourd'hui à se louer,dans les endroits où la demande locative est peu soutenue ? Y a-t-il des villes particulièrement touchées ? Comment, selon vous, la situation va-t-elle évoluer ?


J-F.G. : Si certains programmes neufs peinent à se louer, c'est la conséquence d'une offre de logements locatifs trop abondante dans certaines villes des zones B2 et C (voir la rubrique "L'investissement locatif", dans le Guide du neuf). Mais là encore, il faut relativiser, car ces logements non loués ne sont qu'au nombre de 4 000, soit environ 2% du parc. C'est certes trop, mais cela ne doit en aucun cas justifier une remise en cause totale du dispositif. Les opérateurs dénoncés dans le reportage d'Envoyé spécial sont avant tout des vendeurs de produits financiers, alors que l'investissement locatif est d'abord fondé sur un produit immobilier et l'existence d'un marché locatif. Les promoteurs de la FPC mettent l'accent sur la qualité du produit immobilier, la seule véritable garantie d'une pérennité de valeur.


I. B. : Quels conseils donnezvous à ceux qui envisagent d'investir en Robien ou en Borloo ? Quelles sont les règles de base à respecter ?


J-F.G.: Le premier conseil que je peux leur donner est de prendre conscience qu'un investissement locatif est d'abord un investissement immobilier, régi par des règles immuables : vérification de la qualité de l'emplacement, évolution du quartier et de la ville, références du promoteur, qualité technique du produit et, bien sûr, niveau de la demande locative. Deuxième conseil : aller voir ce que vous envisagez d'acheter. Vous vous déplacez pour acheter une voiture de 20 000 € ? Faites-le aussi pour un logement de 150 000 € ! Si c'est impossible, utilisez le délai de rétractation de sept jours après la signature de la vente pour vous renseigner par le biais d'Internet ou par téléphone, ou en consultant votre notaire… afin de vous conforter dans votre décision ou bien, au contraire, pouvoir revenir dessus si les renseignements obtenus ne vous paraissent pas suffisamment rassurants.





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