Jacques Salvator : " De 500 à 1 000 logements neufs par an "

Jacques Salvator, maire d'Aubervilliers répond à Explorimmoneuf

Jacques Salvator : " De 500 à 1 000 logements neufs par an "
Jacques Salvator : " De 500 à 1 000 logements neufs par an "

Explorimmoneuf. Aubervilliers est une grande bâtisseuse. Quel est son rythme de construction ?


Entre 500 et 1 000 logements par an. Entre 2012 et 2016, la période la plus riche, nous réaliserons 3 500 logements, dont plus de 1 100 chambres pour étudiants. La répartition s’opère selon notre programme local de l’habitat : 60 % d’accession libre et 40 % de logements sociaux, dont une partie en accession sociale. Nous gérons aussi un programme de requalification des quartiers dégradés, dans le centre-ville.


 


EI9. Vous avez de grands et beaux équipements en perspective, semble-t-il...


C’est un fait. Nous allons inaugurer notre conservatoire de musique à rayonnement régional. Même dans les rêves les plus fous, je ne pouvais pas imaginer telle merveille. Notre plus gros projet demeure le Campus Condorcet, qui s’implantera sur 7,4 hectares en accueillant 12 000 étudiants. À environ 200 mètres, nous construirons notre centre aquatique olympique, dont nous attendons les financements de l’État et de Plaine Commune. Dans le même quartier, Saint-Gobain projette un campus de formation, dont le permis de construire sera déposé à l’automne. Nos transports s’enrichissent : prolongement de la ligne 12 avec trois stations, dont l’une vient d’être mise en service (Front Populaire). Nous aurons au moins deux gares du métro du Grand Paris.


 


EI9. Les nouvelles constructions contribuent-elles à changer la population ?


Après un déclin démographique de trente ans, Aubervilliers a pratiquement retrouvé son niveau de 1970 : 80 000 habitants. Les nouveaux habitants viennent de Paris ou de Pantin, par exemple, en apportant un sang neuf et beaucoup d’exigences. Nous devons apprendre à les satisfaire. De ce point de vue, c’est une période difficile. J’en veux pour preuve le cas d’un foyer de travailleurs migrants prenant largement ses aises, donc créant une pollution visuelle. À côté, viennent de se construire 300 logements. Nous sommes obligés d’intervenir et ne pouvons plus autoriser ce que nous laissions passer auparavant. Malgré cela, il n’est pas question de substituer une population à l’autre en chassant la plus pauvre. C’est une période de transition. Il faudra encore deux mandats pour pérenniser le changement urbain et social que nous avons impulsé.

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