Investir sur Paris et sa région

12,7 millions d’habitants en 2030 en Ile-de- France, contre 12,1 millions aujourd’hui ! C’est en tout cas ce que prévoit l’Insee si les tendances démographiques et migratoires se poursuivent à ce rythme dans la région. Parmi les plus grosses progressions, l’Institut retient la Seine-et-Marne (+ 24 %) et les Hauts-de-Seine (+ 16 %). Autant dire que la demande locative n’est pas prête de se tarir. La Région qui vient de lancer la révision du Schéma directeur de la région Ile de- France (SDRIF) estime indispensable de produire 1,5 million de logements d’ici 2030. Soit près de 60 000 logements par an. Une aubaine pour les investisseurs. Mais où investir ? Paris intra muros ? Petite couronne ? Grande couronne ? Pour Christophe Volle, directeur études et recherche d’Ad Valorem : “Mieux vaut privilégier les investissements dans des petites et moyennes surfaces en petite couronne parisienne. À l’heure actuelle, dans ces zones, les investisseurs ne représentent qu’un tiers des acheteurs de ce type de surfaces. La concurrence y est donc moins rude sur le marché locatif et lors de la revente”. Parmi les villes où il fait bon investir, on trouve Saint-Denis (93), “qui n’a pas encore terminé sa mutation”, mais aussi Asnières-sur-Seine (92). “Dans le nord limite Gennevilliers, les prix n’ont pas encore trop augmenté. On avoisine les 4 200 e/m2 contre 5 500 e/m2 en centre-ville. L’ouverture d’une prochaine station de métro devrait participer au développement de ce quartier nord”, constate Christophe Volle. Autre agglomération à surveiller, Drancy (93). Cette ville est typique de l’Est parisien qui n’a pas entamé sa mutation et qui souffre d’une mauvaise image. Pourtant, malgré la proximité de l’A86, les prix sont encore abordables (3 000 et 3 600 e/m2) et la demande locative très présente. Plus au sud, compte tenu du développement de grandes zones d’activités commerciales, le secteur comprenant Cachan (94), Le Kremlin-Bicêtre (94), Arcueil (94) peut s’avérer être un bon investissement. Et puis, on a également les “belles endormies” que sont Sceaux (92) et Clamart (92) où le mètre carré dans l’ancien s’affiche aux alentours de 4 150 e. “Ce sont des villes très locales, encerclées par l’autoroute, dont on a du mal à partir. Les locataires, souvent des familles, sont donc très stables. Mieux vaut, par conséquent, y privilégier les grandes surfaces”, note-t-on chez Ad Valorem. Plus à l’Ouest, malgré une augmentation de 115 % des prix dans l’ancien en cinq ans, Boulogne- Billancourt (92) recèle encore de bons plans pour investir, notamment dans la Zac du Trapèze Renault, fraîchement rebaptisée la “Rive de Billancourt”. En grande couronne, le département des Yvelines (78) devrait être porté par les récentes ouvertures de l’A86 et la connexion avec la gare Saint-Lazare. “À Mantes-la- Jolie par exemple, les prix dans le neuf se situent entre 2 000 et 2 300 e/m2. C’est une agglomération à forte dominante sociale, les gens sont attachés à leur quartier, l’image que l’on en a est en train de changer positivement”, constate Christophe Volle.

Investir sur Paris et sa région
Investir sur Paris et sa région

12,7 millions d’habitants en 2030 en Ile-de- France, contre 12,1 millions aujourd’hui ! C’est en tout cas ce que prévoit l’Insee si les tendances démographiques et migratoires se poursuivent à ce rythme dans la région. Parmi les plus grosses progressions, l’Institut retient la Seine-et-Marne (+ 24 %) et les Hauts-de-Seine (+ 16 %). Autant dire que la demande locative n’est pas prête de se tarir. La Région qui vient de lancer la révision du Schéma directeur de la région Ile de- France (SDRIF) estime indispensable de produire 1,5 million de logements d’ici 2030. Soit près de 60 000 logements par an. Une aubaine pour les investisseurs. Mais où investir ? Paris intra muros ? Petite couronne ? Grande couronne ? Pour Christophe Volle, directeur études et recherche d’Ad Valorem : “Mieux vaut privilégier les investissements dans des petites et moyennes surfaces en petite couronne parisienne. À l’heure actuelle, dans ces zones, les investisseurs ne représentent qu’un tiers des acheteurs de ce type de surfaces. La concurrence y est donc moins rude sur le marché locatif et lors de la revente”. Parmi les villes où il fait bon investir, on trouve Saint-Denis (93), “qui n’a pas encore terminé sa mutation”, mais aussi Asnières-sur-Seine (92). “Dans le nord limite Gennevilliers, les prix n’ont pas encore trop augmenté. On avoisine les 4 200 e/m2 contre 5 500 e/m2 en centre-ville. L’ouverture d’une prochaine station de métro devrait participer au développement de ce quartier nord”, constate Christophe Volle. Autre agglomération à surveiller, Drancy (93). Cette ville est typique de l’Est parisien qui n’a pas entamé sa mutation et qui souffre d’une mauvaise image. Pourtant, malgré la proximité de l’A86, les prix sont encore abordables (3 000 et 3 600 e/m2) et la demande locative très présente. Plus au sud, compte tenu du développement de grandes zones d’activités commerciales, le secteur comprenant Cachan (94), Le Kremlin-Bicêtre (94), Arcueil (94) peut s’avérer être un bon investissement. Et puis, on a également les “belles endormies” que sont Sceaux (92) et Clamart (92) où le mètre carré dans l’ancien s’affiche aux alentours de 4 150 e. “Ce sont des villes très locales, encerclées par l’autoroute, dont on a du mal à partir. Les locataires, souvent des familles, sont donc très stables. Mieux vaut, par conséquent, y privilégier les grandes surfaces”, note-t-on chez Ad Valorem. Plus à l’Ouest, malgré une augmentation de 115 % des prix dans l’ancien en cinq ans, Boulogne- Billancourt (92) recèle encore de bons plans pour investir, notamment dans la Zac du Trapèze Renault, fraîchement rebaptisée la “Rive de Billancourt”. En grande couronne, le département des Yvelines (78) devrait être porté par les récentes ouvertures de l’A86 et la connexion avec la gare Saint-Lazare. “À Mantes-la- Jolie par exemple, les prix dans le neuf se situent entre 2 000 et 2 300 e/m2. C’est une agglomération à forte dominante sociale, les gens sont attachés à leur quartier, l’image que l’on en a est en train de changer positivement”, constate Christophe Volle.


 

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