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Interview Jacques Guillot, Maire de Chamrousse et vice-président de l'association des maires des stations de montagne

350 habitants à l'année et jusqu'à 15 000 personnes en journée les jours de pointe, la station de Chamrousse, en Isère, avait besoin de réorganiser son offre de séjour. Ce sera bientôt chose faite avec une des plus grosses opérations de réhabilitation en cours en France.

Interview Jacques Guillot, Maire de Chamrousse et vice-président de l'association des maires des stations de montagne
Interview Jacques Guillot, Maire de Chamrousse et vice-président de l'association des maires des stations de montagne

Indicateur Bertrand : Chamrousse avait besoin d'un lifting ?


Jacques Guillot : Chamrousse est née dans les années 50. C'est une station de la première génération. Avec trois hôtels, deux structures d'accueil de groupe, deux CCAS pour les comités d'entreprise et des lits banalisés en diffus mais sans vraie résidence de tourisme, elle n'avait pas de structure adaptée à la demande de tours-operators. Il devenait donc difficile de s'inscrire dans une économie durable.


I.B. : Quelle a été votre stratégie ?


J.G. : Le parc immobilier ne présentait pas de problème de surface comme c'est le cas dans d'autres stations. Mais il avait besoin d'être relooké. Nous avons donc opté pour une réhabilitation complète aussi bien économique qu'esthétique et de confort. Mais celle-ci ne coûtera pas un sou : les villages de Bachat Bouloud ont été rachetés par le groupe Faure en 2004. Il livre 4 villages (environ 250 lits) en résidence de tourisme en décembre (ndlr : le groupe Transmontagne Résidences en assure la gestion). D'ici 2006, ce complexe offrira 3 000 à 3 500 lits, avec déjà en cours de construction un site de vie, avec une piscine, un restaurant, etc. Sur le site de Renouveau, 850 lits seront mis en service en 2006, avec des parkings privatifs, dont 50 % en sous-terrains. Sur la Carrière, ce seront 300 lits, et 350 sur le site de Jeunesse et Sport. L'hiver prochain, la station aura récupéré tous les lits qu'elle avait perdus depuis 20 ans. Et ce, sans créer de nouveaux satellites ou investir de nouveaux terrains. Et comme c'est de la friche touristique, elle n'a pas non plus eu de frais de viabilisation !


I.B. : Quels seront les bénéfices pour Chamrousse ?


J.G.. : Ils vont se faire sentir à très court terme. D'une part, ces résidences vont engendrer des taxes foncières et des taxes de séjour pour la commune. On évalue en outre qu'un lit rapporte 600 à 800 € de chiffre d'affaires par saison sur les remontées mécaniques. Une part en reviendra à Chamrousse. La présence garantie de skieurs grâce au résidence de tourisme nous permet d'ailleurs d'investir dans des remontées plus performantes et plus confortables. C'est un cercle vertueux.


I.B. : Et pourquoi les skieurs viendraient-ils à Chamrousse plutôt qu'ailleurs ?


J.G. : À 1 700m, son altitude moyenne est une des plus hautes d'Europe, ce qui signifie de la neige à ses pieds. La station a deux routes d'accès. Elle est desservie par des cars réguliers toute l'année, à 4 heures de Paris. Elle a aussi une dimension humaine. Ici, on skie encore dans les arbres !


Rens. : www.chamrousse.com


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