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Interview de Denis Guyaudon - Premier vice-président du SAN* de Val d'Europe et Maire de Serris (* Syndicat d'agglomération nouvelle)

En France, les communes en zone de ville nouvelle abandonnent certaines compétences (de développement, comme la construction de crèches, d'écoles, d'infrastructures sportives, etc. ou techniques tels que le traitement des eaux usées et des ordures ménagères) à des syndicats d'agglomérations nouvelles (SAN).

Interview de Denis Guyaudon - Premier vice-président du SAN* de Val d'Europe et Maire de Serris (* Syndicat d'agglomération nouvelle)
Interview de Denis Guyaudon - Premier vice-président du SAN* de Val d'Europe et Maire de Serris (* Syndicat d'agglomération nouvelle)

I.B. : Quel intérêt présente le transfert de compétences pour les administrés de la ville nouvelle ?


Denis Guyaudon : Les communes du SAN ont une capacité de solidarité. Une commune comme Coupvray possède des moyens importants grâce à la présence de Disney sur ses terres mais se développe assez peu en terme d'habitat. À l'opposé, Bailly-Romainvilliers doit mettre un certain nombre d'infrastructures et de services à disposition de ses habitants alors qu'elle ne perçoit pas encore les bénéfices de l'aménagement d'un grand parc d'affaires, Arlington, sur la ZAC du Prieuré. À travers des dotations, le SAN peut rééquilibrer les capacités financières de chaque village et assurer une cohérence de développement.


I.B. :Val d'Europe sait donc faire face à un développement démographique particulièrement rapide ?


D.G. : Le secteur sera passé de 5 000 à 40 000 habitants en 30 ans. Mais son statut de ville nouvelle, reconnue comme projet d'intérêt général, avec un développement exercé en partenariat avec une entreprise privée a facilité ses capacités d'adaptation. Il ne faut pas non plus oublier les aides de la région, qui soutient le développement urbain sur l'est de l'Ile-de-France. Certaines opérations prennent parfois un peu de retard, comme le nouveau collège de Serris qui sera livré début 2006 avec six mois de retard ou le lycée, initialement prévu pour 2008. Mais elles se concrétisent néanmoins.


I.B. : Ce rythme de construction pèse sur la fiscalité des résidents ?


D.G. : Les taux de taxe d'habitation et de taxe foncière sont élevés, mais s'exercent sur des bases rurales, assez faibles. Au final, le niveau d'imposition est donc relativement faible. Cela est rendu possible par le développement économique de Val d'Europe. Nous préférons aussi retarder certains projets, comme la piscine, qui vient d'être lancée pour être opérationnelle dans 4 ans, plutôt que d'augmenter les impôts locaux.


I.B. : C'est pourtant un des facteurs d'attraction pour les nouveaux habitants ?


D.G. : Quand on ne peut pas habiter Paris et que la banlieue proche n'est pas très attractive avec un tissu très dense, reste la campagne francilienne. Mais beaucoup appréhendent la vie en pleine campagne. Elle ne semble pas pratique avec des enfants ou trop calme. La ville offre ici une alternative aérée, avec des immeubles qui ne dépassent pas les 5 étages. Ce choix présente quand même un gros inconvénient, pour les automobilistes qui doivent relier Paris tous les jours. Malgré de récents travaux d'aménagement, l'A4 est encore embouteillée le matin, avec de véritables goulots d'étranglement par endroit. Nous exerçons une pression sur l'Etat pour un élargissement de l'autoroute.


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