Immobilier francilien : vers un rebond en 2016 dans le neuf

VIDEOS. Si les prix augmentent légèrement, surtout à Paris, tous les facteurs sont réunis pour faire de 2016 un bon cru pour les particuliers en capacité d’acheter.

Immobilier francilien : vers un rebond en 2016 dans le neuf
Immobilier francilien : vers un rebond en 2016 dans le neuf

Taux de crédit immobilier bas, prêt à taux zéro, dispositif d'investissement locatif Pinel… rarement le marché de l’immobilier neuf aura été aussi aidé. Le contexte est tel que l’Agence départementale d'information sur le logement (Adil 75) prévoit une excellente année 2016 pour  l’Ile-de-France. Déjà, 2015 signait le début de la reprise dans la région, avec près de 15 343 transactions conclues  (+ 18 % par rapport à 2014). Sans surprise, les appartements, qui représentent l’essentiel du marché, ont le plus profité de l’embellie (+ 19 %), même si les maisons ne sont pas en reste (+ 14 %).

Du côté des prix, si l’Adil note une légère progression de l’ordre de 1 % pour l’Île-de-France, elle admet que dans les faits, la situation varie beaucoup selon les départements, comme l’illustre le tableau ci-dessous :

Département
Prix/m² pour un appartement neuf
Paris
10 710 €/m²
Seine-Saint-Denis 4 013 €/²
Haut-de-Seine
6 677 €/m²
Val-de-Marne
4 843 €/m²
Yvelines
4 362 €/m²
Val d'Oise
3 822 €/m²
Essonne
3 761 €/m²
Val-de-Marne 3 752 €/m²

A Paris, les prix s’envolent


Exemple emblématique de cette diversité des prix, le cas parisien. La capitale enregistre des hausses continues tout au long de l’année 2015, et passe de 10 264 €/m² au premier trimestre à 10 710 €/m² en fin d’année (+ 4,3 %). "La majorité des arrondissements excède les 10 000 €/m², en premier lieu desquels le 5ème arrondissement (15 582 €/m² pour un logement neuf disponible en collectif) et le 16ème (14 495 €/m²). À l’inverse, la frange Est de Paris demeure la moins chère : 9 380 €/m² dans le 20ème arrondissement et 7 944 €/m² dans le 19ème", précise l’Adil 75.


Une conjoncture qui ne freine pas les ventes. En 2015, elles progressent de 23 % dans la capitale avec 770 transactions réalisées. Parmi les arrondissements les plus demandés, on retrouve en tête le 19ème (172 ventes), le 17ème (152 ventes) et le 13ème (102 ventes). Les typologies les plus prisées restent les studios (+ 80 % sur un an) et les T3 (+ 43 %). Ces deux catégories de logements représentent 27 % des ventes réalisées en 2015, signe selon l’Adil que les investisseurs, aidés par le dispositif Pinel, sont de retour.


Les prémisses du Grand Paris


L’agence observe également l’émergence du Grand Paris.  "Les promoteurs ont privilégié le territoire du Grand Paris, comme en témoigne l’apport conséquent dans les Hauts-de-Seine (+ 44 % de commercialisations), en Seine-Saint-Denis (+ 23 %) ou le Val-de-Marne (+ 74 %). En Grande Couronne, les lancements de programmes sont également plus nombreux qu’en 2014, et ce dans tous les départements. En volumes, l’Essonne (2 363 mises en vente) et les Yvelines (2 286) excèdent le seuil des 2 000 unités introduites sur le marché."


La création officielle de la métropole le 1er janvier 2016 devrait accentuer le mouvement. Les élus ont désormais des "moyens d’action  qui vont, à une échelle appropriée, dans le sens d’une réflexion accrue concernant les problématiques liées à l’Habitat et au logement, ce qui pourrait avoir des conséquences sur les marchés du logement". Tout comme le Grand Paris Express, qui pourrait  favoriser la construction de logements neufs à proximité des futures nouvelles gares. Affaire à suivre.

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