Immobilier Centre et Nord : une reprise à confirmer en 2010

Si le dispositif Scellier a ramené les investisseurs sur le marché du neuf, la baisse des prix dans l'ancien et les bonnes conditions de crédit ouvrent la porte aux primo-accédants.

Immobilier Centre et Nord : une reprise à confirmer en 2010
Immobilier Centre et Nord : une reprise à confirmer en 2010

Le nouveau dispositif de défiscalisation a soutenu la construction de logements neufs, et les primo-accédants ont à nouveau accès au marché de l'ancien.



Mais en ce début d'année, les incertitudes économiques demeurent et l'offre se tarie suscitant des craintes de pénurie pour le premier trimestre 2010.


“Il ne faut pas lâcher prise tant que le secteur n'est pas sorti de la crise”. En septembre dernier, Marc Pigeon, président de la fédération des promoteurs-constructeurs, plaidait pour encore davantage de soutien à la construction. “La conjonction du dispotitif Scellier, de taux d'intérêt bas et du doublement du PTZ a porté ses fruits, ajoute Jean-Michel Sede son homologue sur le Nord. L'extension du pass-foncier au collectif, qui doit encore être généralisée, a aussi accru le potentiel d'acheteurs. Mais le marché reste difficile. La seconde accession est encore bloquée. Les dispositifs d'accompagnement demeurent indispensables”.



Repli sur le centre dans le Nord


Dans la région Nord-Pas de Calais, la direction régionale de l'équipement souligne une hausse des ventes (+ 102 %) et une hausse des mises en vente (+ 5,3 %). Sur les trois premiers trimestres 2009, 2 380 logements neufs ont été vendus contre seulement 1 485 sur tout 2008. D'après la FPC, 80 % des ventes se situent sur la métropole lilloise. “Les investisseurs constituent 60 % des acquéreurs, explique en effet Jean-Michel Sede. Ils se concentrent avec raison sur un marché locatif validé”.


Aujourd'hui, la trentaine de programmes proposés dans le Nord est située dans les 85 communes de Lille Métropole. Dans le neuf, l'offre est stable, entre 2 600 et 3 700 €/m2. Dans l'ancien, les prix des appartements ont reculé de 6,5 % sur un an, selon la chambre départementale des notaires, et de 8,2 % sur les maisons.


Mais les travaux de renouvellement urbain et les nouveaux quartiers en construction, dont Euralille rassurent les investisseurs.


Sur les villes moyennes (Arras, Cambrai, Liévin…), la visibilité est moindre. Hors exception, la demande locative a été satisfaite par les opérations conduites ces dernières années et la demande locale reste fragile.



La région Centre en berne


Même lecture en demi-teinte sous le ciel de la région Centre. D'après la Fnaim, les prix ont globalement chuté de 10 % sur un an dans l'ancien. Ils sont restés stables dans le neuf selon la FPC. Le dispositif Scellier a permis de relancer des projets bloqués depuis le 2e semestre 2008, mais deux indicateurs sont encore au rouge : la perte des acquéreurs en primo-accession, qui représentaient depuis des années 30 % des acquéreurs de résidences principales dans le neuf et l'insuffisance des produits lancés sur le marché (30 % de produits de moins que la moyenne 2002-2007, entre 2 000 et 3 000 €/m2). Le marché locatif reste porteur à Orléans de même dans la préfecture d'Indre-et-Loire, en particulier dans le centre et dans les artères proches de la future ligne de tramway, où les ventes varient entre 2 300 et 3 000 €/m2.



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