Haut de gamme : qui achète ?

Le plus beau, le plus cher n'est, par définition, pas accessible à toutes les bourses. Alors qui achète ces produits qui font rêver ? Portrait robot de ces heureux acquéreurs.

Haut de gamme : qui achète ?
Haut de gamme : qui achète ?

Des prestations de rêve ajoutées à un emplacement à faire des jaloux aboutissent à des prix qui laissent les petits budgets sur le palier. Une étude du groupe immobilier Féau Dauchez a essayé de dresser le portrait robot de l'acquéreur des biens les plus haut de gamme du marché, c'est-à-dire au-delà de 3 millions d'euros à Paris et en province. Sans surprise, les catégories socio-professionnelles les plus privilégiées sont surreprésentées. Cadres supérieurs, chefs d'entreprises, avocats et professions libérales constituent les deux-tiers des acheteurs. Les métiers de la banque et de la finance cumulent à eux seuls près de 15 % des acquisitions. C'est deux fois plus que pour les "people" et les médias (7 % des acheteurs). Les hauts fonctionnaires, enfin, comptabilisent 4% du marché.


Contrairement aux idées reçues, les acheteurs étrangers ne sont pas majoritaires sur les produits d'exception. Cette clientèle (avec un passeport étranger ou des Français résidents fiscaux à l'étranger) ne représente que 20 % des acheteurs pour les ventes supérieures à un million d'euros. Ils ne dominent largement le marché que sur les produits qui dépassent les 4 millions d'euros, c'està- dire sur une quantité infime des ventes. Selon l'étude Féau Dauchez, les origines de ces acheteurs étrangers ont tendance à se diversifier. La clientèle africaine et en provenance du Golfe se maintient. S'y associent des fortunes récentes, souvent issues de pays en devenir, qui souhaitent investir dans des zones sûres d'un point de vue politique et économique. Ce sont les Russes et les citoyens des pays de l'ex-Union soviétique mais aussi du Pakistan et d'Extrême-Orient. Ces publics sont friands généralement des très grandes superficies. Certains apprécient enfin de trouver un pied-à-terre à Londres, Paris ou Milan pour avoir un point de chute en Europe. On se souvient par exemple du couple d'acteurs américains Angelina Jolie et Brad Pitt qui déclaraient le mois dernier dans un media anglo-saxon rechercher une maison dans l'Union européenne car "on y est plus attentif à ce qui se passe dans le monde et il est plus facile de se rendre en Afrique ou en Asie à partir de l'Europe". Les acheteurs disposant de gros budgets sont nombreux à souhaiter profiter des splendeurs et des douceurs de Paris et de la Riviera notamment. Ce sont les opportunités qui manquent. Là aussi, on constate un déséquilibre entre le nombre de produits qui répondent aux standards internationaux et le nombre d'acheteurs potentiellement disponibles à travers le monde. Si l'achat dans le neuf présente d'indiscutables avantages fiscaux, l'étude permet enfin de connaître les raisons pour lesquelles les propriétaires de biens haut de gamme en général remettent leur acquisition sur le marché. Selon elle, 35 % s'en séparent pour acquérir un bien doté de prestations encore plus exceptionnelles, 25 % pour percevoir les bénéfices de la vente. Un cinquième d'entre eux agiraient à la suite d'une succession ou d'un divorce. Enfin, 20 % des vendeurs se séparaient de leur bien dans l'Hexagone pour investir ailleurs.


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