Habitat “bio-climatique”

Par souci d'économie ou par intérêt pour la sauvegarde de la planète, la construction de maisons écologiques est en plein essor. La hausse du prix des énergies fossiles, une prise de conscience du réchauffement planétaire en cours, encouragent en premier lieu le développement des énergies renouvelables. Parmi les solutions les plus prisées pour se chauffer “naturel”, le solaire thermique et la pompe à chaleur arrivent largement en tête. Pour produire de l'électricité, le solaire photovoltaique, s'il est pour l'instant marginal, reste très prometteur. Mais s'il est fort utile de vouloir alléger la facture énergétique, l'intérêt des énergies renouvelables est moindre si elles ne sont pas couplées à une excellente isolation de la maison. Et pour cela, le bois est le champion toutes catégories. Dans des constructions en bois, il fait frais l'été tandis que l'hiver, la chaleur est bien maintenue. C'est le matériau idéal pour l'ossature, le squelette de la maison. “On peut y glisser d'excellents isolants naturels, comme la laine de bois, la ouate de cellulose ou le chanvre”, précise Eric Peloy, architecte spécialiste du bois. “Non allergènes, ils sont sains pour les occupants du logement, ont un minimum d'impact sur l'environnement, et leur fabrication nécessite très peu d'énergie”. Si les Français en sont encore au double vitrage, l'Autriche ou l'Allemagne, entre autres, se sont eux convertis au triple vitrage, un isolant thermique encore plus efficace. Nous devrions peu à peu suivre leurs traces. Pour avoir un logement 100 % écolo, il faut aussi miser à l'intérieur sur les matériaux lourds, à forte inertie. La pierre, la terre crue... emmagasinent la chaleur tout au long de la journée et la restituent progressivement durant la nuit. Pour s'en convaincre, il n'y a qu'à toucher en début de soirée une pierre exposée au soleil toute la journée : elle est brûlante ! Pour une maison à énergie passive, c'est-à-dire qui ne consomme rien, la ventilation a aussi son importance. A privilégier, la ventilation à double flux (l'air chaud qui sort préchauffe l'air froid qui entre), idéalement couplée à un système de puits canadien (un tuyau enterré prélève les calories dans le sol, pour rejeter un air à 15° environ : frais pour l'été, tiède pour l'hiver). Dans les constructions bio-climatiques, rien ne doit être négligé. La qualité de l'air dans la maison a son importance. L'usage de peintures bio est ainsi hautement recommandé. A l'inverse de leurs “consoeurs” non bio, elles ne dégagent pas de composés organiques volatils. Ces derniers peuvent se stocker dans les matériaux mous (comme les canapés par exemple) et être restitués pendant des années. Quant à l'implantation de la maison, elle ne doit pas être le fruit du hasard. “Les maisons dites “bio-climatiques” sont conçues avec de grandes baies vitrées orientées côté Sud pour bénéficier au maximum de l'éclairage naturel et limiter les dépenses énergétiques”, explique Eric Peloy. Les besoins de chauffage diminuent ainsi en hiver. L'été, un toit plus avancé permet d'éviter la “surchauffe”. Enfin, les maisons écolo se doivent aussi d'intégrer toute une panoplie d'outils : récupérateur d'eau de pluie, recyclage des déchets, purificateur d'air, récupérateur d'eau de pluie, etc.

Habitat “bio-climatique”
Habitat “bio-climatique”

Par souci d'économie ou par intérêt pour la sauvegarde de la planète, la construction de maisons écologiques est en plein essor. La hausse du prix des énergies fossiles, une prise de conscience du réchauffement planétaire en cours, encouragent en premier lieu le développement des énergies renouvelables. Parmi les solutions les plus prisées pour se chauffer “naturel”, le solaire thermique et la pompe à chaleur arrivent largement en tête. Pour produire de l'électricité, le solaire photovoltaique, s'il est pour l'instant marginal, reste très prometteur. Mais s'il est fort utile de vouloir alléger la facture énergétique, l'intérêt des énergies renouvelables est moindre si elles ne sont pas couplées à une excellente isolation de la maison. Et pour cela, le bois est le champion toutes catégories. Dans des constructions en bois, il fait frais l'été tandis que l'hiver, la chaleur est bien maintenue. C'est le matériau idéal pour l'ossature, le squelette de la maison. “On peut y glisser d'excellents isolants naturels, comme la laine de bois, la ouate de cellulose ou le chanvre”, précise Eric Peloy, architecte spécialiste du bois. “Non allergènes, ils sont sains pour les occupants du logement, ont un minimum d'impact sur l'environnement, et leur fabrication nécessite très peu d'énergie”. Si les Français en sont encore au double vitrage, l'Autriche ou l'Allemagne, entre autres, se sont eux convertis au triple vitrage, un isolant thermique encore plus efficace. Nous devrions peu à peu suivre leurs traces. Pour avoir un logement 100 % écolo, il faut aussi miser à l'intérieur sur les matériaux lourds, à forte inertie. La pierre, la terre crue... emmagasinent la chaleur tout au long de la journée et la restituent progressivement durant la nuit. Pour s'en convaincre, il n'y a qu'à toucher en début de soirée une pierre exposée au soleil toute la journée : elle est brûlante ! Pour une maison à énergie passive, c'est-à-dire qui ne consomme rien, la ventilation a aussi son importance. A privilégier, la ventilation à double flux (l'air chaud qui sort préchauffe l'air froid qui entre), idéalement couplée à un système de puits canadien (un tuyau enterré prélève les calories dans le sol, pour rejeter un air à 15° environ : frais pour l'été, tiède pour l'hiver). Dans les constructions bio-climatiques, rien ne doit être négligé. La qualité de l'air dans la maison a son importance. L'usage de peintures bio est ainsi hautement recommandé. A l'inverse de leurs “consoeurs” non bio, elles ne dégagent pas de composés organiques volatils. Ces derniers peuvent se stocker dans les matériaux mous (comme les canapés par exemple) et être restitués pendant des années. Quant à l'implantation de la maison, elle ne doit pas être le fruit du hasard. “Les maisons dites “bio-climatiques” sont conçues avec de grandes baies vitrées orientées côté Sud pour bénéficier au maximum de l'éclairage naturel et limiter les dépenses énergétiques”, explique Eric Peloy. Les besoins de chauffage diminuent ainsi en hiver. L'été, un toit plus avancé permet d'éviter la “surchauffe”. Enfin, les maisons écolo se doivent aussi d'intégrer toute une panoplie d'outils : récupérateur d'eau de pluie, recyclage des déchets, purificateur d'air, récupérateur d'eau de pluie, etc.


 

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