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Grenoble et sa région : Nette relance des ventes de logement neuf grâce au Scellier

Villes moyennes, bourgs, vallées et montagnes jalonnent la région grenobloise. Au coeur de cette mosaïque, la métropole grenobloise, seconde ville de Rhône-Alpes après Lyon, se range parmi les marchés auxquels le dispositif fiscal Scellier a redonné de la vigueur.

Grenoble et sa région : Nette relance des ventes de logement neuf grâce au Scellier
Grenoble et sa région : Nette relance des ventes de logement neuf grâce au Scellier

Une “reprise spectaculaire”. En deux mots, telle est la tendance de l'immobilier en Rhône-Alpes d'après l'enquête du second trimestre sur la commercialisation des logements neufs (ECLN-Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement). Rien que dans la “Métro”, l'agglomération de Grenoble, les réservations ont fait leur rentrée en dépassant celles de 2007 et de 2008 à la même époque. Quant à la production, elle n'a jamais été pléthorique dans la métropole par tradition.


Faute des lancements idoines, l'offre s'est même sérieusement évaporée sous la pression de la demande. Tant et si bien que, fin juin, elle se résumait à 600 lots, de quoi nourrir deux mois de ventes. Un programme s'écoulait en moyenne en sept mois, trois fois plus vite que six mois auparavant. Le prix moyen ressortait à 3225€le m2, moins élevé de 300 €que dans le Grand Lyon, mais dépassant de 550 € le pays voironnais.


Les lancements vont par deux Selon Bouygues Immobilier Dauphiné, “trois segments du marché neuf fonctionnent bien: l'investissement locatif en Scellier, la primoaccession en pass-foncier qui affiche des premiers retours positifs, mais nécessite un accompagnement pédagogique et, troisièmement, la résidence principale environnementale, l'écologie demeurant un argument fort et prometteur”. L'offre du constructeur comporte l'un des premiers programmes en basse consommation de Grenoble: l'Îlot Vert, promis à une économie de charges de 50 % et situé sur l'île Verte, l'un des quartiers les plus résidentiels.



Grenoble et sa région


Nette relance grâce au Scellier Villes moyennes, bourgs, vallées et montagnes jalonnent la région grenobloise. Au coeur de cette mosaïque, la métropole grenobloise, seconde ville de Rhône-Alpes après Lyon, se range parmi les marchés auxquels le dispositif fiscal Scellier a redonné de la vigueur.


Certifiés Habitat et Environnement, par conséquent écologiques aussi, les autres programmes de Bouygues se composent avant tout de grands volumes : près du boulevard des Jeux-Olympiques de Grenoble, à Claix, à La Terrasse (un projet livré) et à Tencin, à une quinzaine de kilomètres de Grenoble, ainsi que près du péage de Vizille, en direction de Sisteron.


Les projets de Tencin et de La Terrasse sont assortis du pass-foncier, donc d'une TVA à 5,5 % donnant la possibilité à un primo-accédant de s'offrir, par exemple, un 3-pièces au lieu d'un 2-pièces. Le promoteur vient d'achever une campagne nationale, “Les affaires incroyables”, pour écouler rapidement ses grands appartements et projette deux lancements encore confidentiels à l'heure de notre bouclage.


Deux lancements également pour la Safilaf, le plus gros promoteur du secteur, qui construit autour de 250 logements par an: l'un à Meylan avant la fin de l'année et l'autre à Claix, un peu plus loin dans le temps. Le chiffre 2 étant décidément dans l'air du temps en termes de lancements, Plurimmo vient de mettre sur le marché deux projets à Grenoble, sur les Zac Teisseire et Beauvert. En périphérie, ses disponibilités sont, bien entendu, de grande taille: à Saint-Martin-d'Hères, où siège l'université Joseph-Fourier, et à Fontaine, incluant un 5-pièces duplex. Cet été, Novalim a aussi lancé ses deux projets : à Gières et dans l'hypercentre de Grenoble, sous forme d'un petit immeuble de dix appartements, Le Champs de Mars, dont le 3-pièces avec box revient à 250 000 €. “Le Scellier a dynamisé notre activité et continue dans ce sens à ce point que nous n'avons plus que de très rares petites surfaces à proposer”, constate-t-on chez ce commercialisateur. D'ailleurs, les investisseurs commencent à s'intéresser aux grands logements, même s'ils dépassent 300000€.”


Grenoble est éligible au dispositif Scellier au titre de la zone B1, où le loyer plafonne à 15,05 € le m2 et à 12,04 € le m2 en social.



“Métro”, boulot, labos


La métropole grenobloise, au coeur de trois massifs alpins, apparaît comme un point de chute pour bien vivre ou investir. La périphérie est correctement desservie par le tramway et les voies rapides. Les étudiants sont légion, et pour beaucoup internationaux. Les pôles scientifiques et technologiques (CEA, CNRS, Synchrotron…) favorisent la venue de travailleurs de haut niveau, souvent en mobilité professionnelle: les cadres occupent 19,3 % des emplois de l'aire urbaine, juste unpeu moins qu'en région parisienne, et 6,4 % sont ingénieurs, le record de France. Qui plus est, la reconquête du territoire perdure : Échirolles entreprend le grand projet Novasud 21, dans le prolongement de son centre-ville en voie d'achèvement et Grenoble repense l'habitat de plusieurs quartiers (Bouchayer-Viallet, la Presqu'île de l'Innovation, Flaubert et l'Esplanade, site initialement prévu pour les Jeux olympiques de 2018). Le stade des Alpes, le projet d'agglomération du précédent mandat, symbolise en outre le nouvel esprit architectural qui a longtemps fait défaut à la capitale des Alpes. Malgré ces éléments positifs, la morosité règne et les budgets se resserrent. Selon l'observatoire Clameur, Grenoble s'inscrit dans la cinquantaine de villes centres aux loyers en retrait lors des relocations (-2,1 % pour 12,30 € le m2), à l'instar de Marseille, Rennes et Strasbourg. En périphérie, Échirolles (-1,4 % à 11,50 € le m2) et Saint-Martin-d'Hères (- 0,6 % pour 14 € le m2) suivent une évolution similaire.


En revanche, Meylan maintient une hausse (+ 1,3 % à 12 €le m2), de même que Fontaine (+ 1 % à 11,4 %) et, plus loin, Voiron (+ 0,9 % à 9,70 € le m2). À propos du marché de la revente, Gabriel Nallet, notaire à Grenoble, pressent “une année 2009 à peu près équivalente à celle de 1992”, une période de crise, rappelons-le. “Cela étant, poursuit-il plus optimiste, nous observons une courbe croissante de redémarrage depuis le début du deuxième trimestre. Les acheteurs ont repris la main, mais les prix ont peu baissé, de 2,5 % à 5 % pour les appartements et de 5 % pour les maisons, voire de 10 % dans les secteurs très éloignés de Grenoble.”



Toujours plus loin


D'après le Scot en cours, la région urbaine grenobloise absorbe environ 250 communes où vivent 720000 habitants. À l'inverse du Nord-Isère, sous influence lyonnaise, la grande plaine de la Bièvre s'intègre dans l'aire grenobloise (voir l'interview de Jérôme Grange, directeur de l'agence d'urbanisme de la région grenobloise). La commune de La Côte-Saint-André, où Bouygues Immobilier et Novalim gèrent des commercialisations, ouvre par exemple la porte aux budgets moyens. À la frontière du pays viennois alternent verdure et bourgs, comme Saint-Jean-de-Bournay. Dans cette petite ville tranquille, 11 appartements sur 19 d'un programme de l'Immobilière de la Vallée du Rhône avaient trouvé preneurs fin septembre, réservés essentiellement par des utilisateurs car le secteur évolue en zone C. “C'est un marché local, confie le responsable commercial. Notre projet intéresse des seniors souhaitant vivre à 50 mètres de la boulangerie et des jeunes solos, hommes ou femmes, désirant se constituer un premier patrimoine immobilier.” Un couple de Grenoblois a retenu un de ces appartements pour une parente âgée, grenobloise et née dans la commune. À 2300 €le m2, le 3-pièces coûte dans les 150 000 €, un montant tellement plus indolore que dans la “Métro”.



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