Engouement pour la pierre

L'immobilier reste l'une des formes préférées d'investissement pour les Français et cela aussi bien sous forme d'acquisition de la résidence principale qu'en tant qu'investissement locatif. Posséder son chez-soi est le souhait de l'écrasante majorité, qui correspond au sentiment de ne pas "donner" son argent à perte chaque mois et permet d'acquérir un patrimoine. Au final, on dispose d'une source éventuelle de plus-value à la revente, d'un bien que l'on peut léguer à ses enfants en leur permettant de ne pas "partir de rien"... Quant à l'investissement locatif, "il recouvre plusieurs objectifs, qui vont de l'économie d'impôts à la constitution d'une source de revenus supplémentaires" explique un professionnel du conseil en investissement.

Engouement pour la pierre
Engouement pour la pierre

Commencer jeune.


Se lancer seul ou en couple dans un crédit sur vingt, vingt-cinq, voire trente ans, alors qu'on est soi-même sous la barre de la trentaine et que l'on débarque tout juste sur le marché du travail, "est-ce bien raisonnable ?" Vous vous posez peut-être cette question, légitimement angoissé à l'idée de vous retrouver "coincé" pour les décennies à venir, avec des échéances conséquentes à rembourser. Sachez tout d'abord que les trois-quarts des détenteurs de prêts "longue durée" - sur 25 ou 30 ans - revendent leur bien avant de passer le cap de 10 ans de crédit, ce qui signifie fort heureusement que vous n'êtes jamais "enchaîné" au logement acheté jusqu'à la fin du prêt. Par ailleurs, tous les professionnels, qu'ils soient banquiers, conseillers en investissement ou promoteurs s'accordent sur ce point : il faut commencer à construire son patrimoine immobilier le plus tôt possible. Il est communément admis que l'on commence toujours par l'acquisition de sa résidence principale. Mais ce n'est pas une vérité absolue : "Certaines personnes, en particuliers les plus jeunes, ne sont pas encore fixées au niveau professionnel et donc géographique lorsqu'elles commencent à investir dans l'immobilier. Elles peuvent tout à fait rester locataires et effectuer un investissement locatif, ce qui leur permet de garder leur liberté" nuance ainsi Jean-Pierre Marillier, responsable de la formation chez Valority. L'important, lorsqu'on se lance dans l'achat d'un logement - qu'il s'agisse de sa résidence principale ou d'un investissement locatif - est de démarrer "petit", à la hauteur de ses moyens et de sa capacité d'endettement, pour pouvoir revendre au bout de quelques années et, grâce à la plus-value réalisée, réinvestir dans un bien plus grand, mieux situé, ou plus rentable quand on souhaite mettre le logement en location.


Les choix de la maturité.


A condition de bien choisir votre investissement (emplacement, quartier, type de bien), étant donné les prix pratiqués aujourd'hui et leur augmentation constante, vous êtes pratiquement certain de réaliser une plus-value conséquente au moment de la revente. L'étude réalisée pour le ministère du logement sur la rentabilité de l'accession à la propriété confirme d'ailleurs l'intérêt de l'achat d'un point de vue financier, au regard des conditions actuelles du marché : si l'effort financier est un peu plus conséquent que celui nécessaire pour payer un loyer, l'opération s'avère payante sur le long terme, ne serait-ce que parce que, contrairement à un loyer, les mensualités d'un crédit à taux fixe n'augmenteront pas. Le crédit justement : c'est l'autre argument de poids en faveur de l'achat, et qui décide les moins de trente ans à se lancer. La pierre est l'un des rares placements que l'on puisse financer pratiquement à crédit, ce qui représente un atout considérable aux taux actuels, qui restent historiquement bas, malgré leur augmentation récente. Associés à des durées allongées, ils ouvrent des opportunités, même à ceux qui arrivent les mains presque vides. D'après les organismes financiers, les crédits sur 20 ans représentent aujourd'hui 30 % des prêts accordés, contre 6 % il y a six ans. Ces durées permettent de sauter le pas de l'achat à des taux tournant autour de 4,5 %. Seul bémol : plus la durée d'emprunt est longue, plus le prêt s'avère coûteux.


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