Écoquartiers, nouvel Eldorado ?

Coup de cœur ou rationnel, l’investissement immobilier dans un écoquartier séduit de plus en plus. Ce nouveau type d'habitat durable plaide pour une autre façon de vivre. Quels sont les avantages et les limites de ces nouveaux quartiers en plein essor ? Enquête.

Écoquartiers, nouvel Eldorado ?
Écoquartiers, nouvel Eldorado ?

En France, de la petite ville à la grande métropole, nombre de collectivités brandissent un écoquartier en construction ou en projet. Un étendard de vertu en quelque sorte, puisque l’écoquartier s’inspire des principes du développement durable, que sont le respect de l’environnement, le développement économique et la mixité sociale.


Naissance au nord de l'Europe


Des références existent, surtout dans les pays du nord de l’Europe, où les écoquartiers sont nés dans les années 1990. À BedZED, dans le Grand Londres, l’empreinte écologique des habitants a été diminuée par deux. GWL- Terrein, à Amsterdam, a prouvé l’enthousiasme pour un quartier sans voitures. En Allemagne, le quartier Vauban de Fribourg a vu ses casernes transformées en logements écologiques, dont certains alimentés par l’énergie solaire, tout en suivant les règles du « Passivhaus » (la maison passive dotée d’une isolation très forte). Certains logements produisent ainsi plus d’énergie qu’ils n’en consomment.


Des îlots en construction à Nantes


Dans l’Hexagone, les écoquartiers ont fait leur apparition dans les années 2000. En 2007, le Grenelle de l’environnement leur a donné un formidable coup d’accélérateur en recommandant aux communes la construction d’un écoquartier avant 2012. Il est trop tôt pour dresser un constat. La plupart des îlots sont en construction, comme dans la Prairie- au-Duc de l’Ile de Nantes, où les programmes de logements commencent à être livrés.


L'écoquartier de Bonne à Grenoble


De même La Confluence, à Lyon, n’a atteint que la moitié de son développement complet. A Grenoble, le quartier de Bonne est achevé, et fait figure de précurseur. Grand prix du concours des Ecoquartiers 2009, le site propose désormais de nombreux avantages : centre commercial, tramway, jardins, architectures de belle facture... Cependant, ce morceau de ville semble trop « auto-suffisant » selon Pierre Kermen qui en fut l’un des initiateurs lorsqu’il était adjoint au maire, en charge de l’urbanisme. « Le travail n’est pas fini », ajoute cet écologiste, pointant notamment le manque de lien avec le reste de la ville. Jusqu’à présent les écoquartiers ont été des laboratoires. Elus, urbanistes, architectes, bureaux d’études et promoteurs ont mis en scène une nouvelle façon de construire en commun. Maintenant, les habitants doivent assurer le relais. Et pratiquer un « vivre ensemble » économe pour la planète. Pionniers d’un nouvel art de vivre, ils commencent une belle histoire.


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