Du site traditionnel au secteur Anru

Sur Lyon intra-muros, de grands projets commencent à prendre tournure. La Confluence aborde sa 2e phase par la mise en oeuvre du plan d'urbanisme du secteur du marché de gros. Gerland se refait une santé et l'on voit sortir des commercialisations sur le quadrilatère du Bon Lait, comme celles de Vinci Immobilier et d'Atemi. Près de la Part-Dieu, les Jardins de La Buire poussent dans les délais prévus remarque Fabien Barboteu, le directeur régional de Gecina et aménageur du projet. "Nous avons remis le parc planté à la Ville qui devrait l'ouvrir au public vers le milieu de l'année", signale-t-il. L'assureur April est entré en possession de ses locaux et Cogedim achèvera en 2009 la construction d'un immeuble de bureaux. Tout le foncier destiné au résidentiel a été commercialisé et des opérateurs démarrent les chantiers. Si Constructa avait pris un petit retard au départ, le promoteur a accéléré le tempo en lançant une opération spéciale en novembre. Pour le directeur de programmes Eric-Abel Coindoz, pas de souci : "Nous sommes convaincus de la qualité du projet. Pour notre part, nous avons prévu une isolation par l'extérieur, en laine de roche habillée de brique comme sur la Cité Internationale, et une pompe à chaleur en toiture qui augmente les économies d'énergie". Sur l'Ouest lyonnais, tout continue comme avant. Le "Neuilly" local draine sa petite troupe de "fans" qui ne troqueraient pour rien au monde leur univers champêtre contre le centre de Lyon, malgré les embouteillages du matin vers la capitale. Les programmes sortent à dose mesurée mais régulière sur Tassin, Francheville et Dardilly.

Du site traditionnel au secteur Anru
Du site traditionnel au secteur Anru

Le franc succès du renouvellement urbain.


Rien ne change donc sous le ciel du Grand Lyon ? Au contraire, une nouvelle tendance voit le jour : les quartiers en renouvellement urbain rencontrent un franc succès auprès des acquéreurs en raison de leurs prix de vente ultra compétitifs. A Vaulx-en- Velin, en pleine zone Anru, Nexity a appâté 133 réservataires en un week-end (sur un programme de 150 logements) au prix moyen de 2 300 e/m2. Toujours à Vaulx, Bouwfonds Marignan et Copra Rhône-Alpes viennent de mettre sur le marché les premiers lots du quartier Terre Neuve qu'ils ont aménagés eux-mêmes. Des prix à faire craquer : le 2-pièces de Bouwfonds Marignan revient à 100 000 e et le 3-pièces à 121 000 e. Le tout pour des surfaces classiques de 45m2 et de 62 m2. Sur La Duchère, le quartier sensible du 9e arrondissement, c'est le même refrain. Des petits programmes, situés sur la future place centrale et dotés de commerces en rez-de-chaussée, partent en un rien de temps. Deux arguments de poids : le mètre carré à 2 600 e (en TVA à 19,60 %), le moins cher de Lyon, et l'embellie promise au quartier. Après l'ouverture de deux nouvelles écoles, La Duchère va sous peu s'équiper de ce qui donne une âme à un quartier (voies nouvelles, gymnase, bibliothèque, salle d'athlétisme…). Son lycée de La Martinière, le plus grand de la région, accueille maintenant des classes préparatoires aux grandes écoles. Les rythmes rapides d'écoulement de ce type de produits témoignent d'un réel besoin : "Des mesures ciblées ont atteint leur but et redonné corps à une demande qui avait disparu faute de pouvoir s'exprimer", commente Jean-Jacques Mathias. La plupart des acquéreurs sont des primo-accédants, de moins de 40 ans, aux ressources inférieures au plafond du PLS ouvrant droit à des avantages financiers (dont la TVA à 5,5 % dans les secteurs Anru).


Vers un développement "à la Francilienne" ?


Sous la pression des prix, la demande va-t-elle se déplacer vers les départements limitrophes, l'Ain par exemple ? Les acquéreurs sont-ils prêts, comme les Franciliens, à faire une heure de route matin et soir pour aller travailler à Lyon ? "A mon avis, le rêve du promoteur de déplacer les Lyonnais en périphérie de Villefranche et de Bourg est encore loin de se réaliser, répond Daniel Pizzol. Mais on y viendra.L'attrait de ces sites naturels à la vie de village est incontestable, mais ils n'intéressent encore qu'une fraction marginale de Lyonnais". LNC a monté deux programmes sur Villefranche et réalisé une communication sur la gare de la Part-Dieu, où passent des flux imposants de population. Malgré cela, le promoteur a rencontré des difficultés à intéresser les Lyonnais à ces nouveaux territoires.


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