Des projets résidentiels écologiques sur la Côte d'Azur

A l’image d’un développement économique à forte valeur ajoutée, le Var et les Alpes-Maritimes sont, semble-t-il, devenus un lieu privilégié d’éclosion des écoquartiers, en se donnant la possibilité de réaliser des logements dans un cadre de vie de qualité, tout en limitant son empreinte écologique.

Des projets résidentiels écologiques sur la Côte d'Azur
Des projets résidentiels écologiques sur la Côte d'Azur

Pour s’en convaincre, il suffit de se rendre à Roquebrune-Cap-Martin, où l’écoquartier Cap Azur en cours de réalisation s’étend sur 100 ha, sur le site de l’ancienne usine à gaz et la base aérienne 943. Le projet est réalisé par Bouygues Immobilier, lui-même adossé à un bailleur social, Habitat 06. Parmi les atouts de cette opération, tous les bâtiments sont en basse consommation (BBC). Le chauffage et l’eau chaude sanitaire sont alimentés par un procédé innovant de pompe à chaleur fonctionnant sur la récupération des calories des eaux traitées, issues de la nouvelle station d’épuration communale. Ce quartier sera composé de logements libres, sociaux, en accession à coût maîtrisé, d’une résidence de tourisme et de bureaux d’activité. À Nice, où l’écoquartier Nou, sis à Carros, est réalisé en co-promotion par Cogedim et Bouwfonds Marignan sur un pôle de l’Éco-Vallée, un autre projet, celui de Nice-Méridia, va constituer un grand rendez-vous urbain, dans le cadre de l’OIN (opération d’intérêt national). C’est sous le signe de la mixité que va prendre forme ce quartier qui associera environ 1 700 logements ainsi que des entreprises liées au secteur de la recherche, mais aussi des commerces et des services de proximité. On y trouvera l’Écocampus, l’Institut méditerranéen des risques, de l’environnement et du développement durable (IMREDD) ainsi que le centre d’accueil des entreprises innovantes. La commercialisation de plusieurs opérations sera lancée en 2013.


L'éclosion de nombreux écoquartiers


C’est enfin à Cannes que l’on trouve un autre écoquartier, Cannes Maria, une opération de renouvellement urbain sur une friche industrielle, qui entre dans le cadre de la métamorphose du secteur Prado-République, dont la fin de l’aménagement est prévue pour 2015. À 600 mètres de la Croisette, ce projet constitue une liaison entre les quartiers du centre-ville de Cannes et le quartier résidentiel de la Californie. Le projet prévoit la construction d’environ 270 logements, 2 200 m2 de locaux commerciaux, 2 600 m2 d’équipements publics et la création de stationnements en souterrain. On pourrait encore citer, cette fois-ci l’écoquartier d’Entrevert, à la Valette-du-Var. Et, même s’il ne s’affiche pas avec cette appellation, la réhabilitation d’une friche militaire en plein coeur de Draguignan, relève d’une démarche où, comme le souligne le président de la Communauté d’agglomération Dracénoise, Olivier Audibert-Troin, « l’ancienne caserne militaire Chabran a cédé la place à un espace de vie de haute qualité environnementale ». Le seul volet consacré à l’habitat, réalisé par Bouygues Immobilier, Icade et Betrim, comprend 500 logements, dont 35 % de logements aidés, pour satisfaire une partie des besoins de l’agglomération.


Un marché immobilier neuf tonique


Contrairement aux idées reçues, la Côte d’Azur n’est pas une destination inaccessible pour qui veut y résider. En effet, non seulement l’offre de logement y est soutenue mais aussi et surtout diversifiée. Dans les Alpes-Maritimes, les plus forts taux de croissance du parc de logements se situent depuis des années en périphérie de Nice, sur le littoral est (Ezesur-Mer, Cap-d’Ail) et sur la plupart des communes du moyen-pays (La Gaude, Colomars, et de Saint-André à Levens). Cependant, il est vrai, les grandes communes restent celles qui pèsent le plus en nombre de logements dans l’augmentation du parc (Nice, Cagnes-sur-Mer, Saint-Laurent-du-Var, Vence). Un regard sur l’activité du premier trimestre 2012 permet de confirmer le tonus d’un marché, surtout au regard de l’évolution du marché national. Comme le souligne le président de la FPI de la Côte d’Azur et de la Corse, « les chiffres paraissent meilleurs que ne nous laissait présager la conjoncture économique ». La raison tient notamment à la production de logements sociaux réalisés par les promoteurs immobiliers à destination des bailleurs sociaux. Une autre raison, encourageante, relève de l’e) et des nouveaux PLU qui suscitent la mixité sociale : « Un logement sur quatre est mis en vente au prix encadré moyen de 3 138/m2 et le nombre de ventes du secteur encadré a doublé à + 111 % sur les douze derniers mois ! » ajoute le professionnel. Et même si les ventes du secteur libre se contractent de 7 % au 1er trimestre 2012, l’e) et est bien moins important qu’au niveau national. Pourtant, le marché exclut toujours par la pression de ses prix. Comme le souligne Cyrille Nottet, « il convient d’inventer un mode de production efficace pour le logement intermédiaire permettant l’accession à la propriété de nos habitants des Alpes-Maritimes exclus tout autant du logement social que du libre de la frange littorale. »


 



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