Des installations règlementées

Les résidences neuves obéissent aux dernières réglementations et normes en matière d'installations électriques et de raccordement au gaz. Selon la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes), "les statistiques d'accidents d'origine électrique ne sont pas légion et elles reposent plutôt sur des estimations. De plus, elles ne prennent en compte que les électrisations (brûlures principalement) et les électrocutions.Ne figurent nulle part les blessures et décès consécutifs à un incendie provoqué par l'électricité. Or, une part significative des blessures et décès est imputable à des incendies dont la cause est avant tout électrique". Vieillissement des composants, défaut d'entretien, modifications hasardeuses, surchauffe d'appareils et courts-circuits sont à l'origine d'environ 17 % des incendies domestiques. Et les professionnels de l'électricité le soulignent : les accidents d'origine électrique sont plus fréquents qu'on ne le croit, avec chaque année, en France, plusieurs milliers d'accidents corporels, dont environ 100 mortels. L'Anah (Agence nationale pour l'amélioration de l'habitat) estime que l'incendie d'habitation est le plus grave des accidents domestiques. Chaque année, 8 000 personnes en sont victimes en France et on déplore 400 décès. Or, un incendie domestique sur quatre serait dû à des installations électriques défectueuses, selon les données de l'organisme lié aux compagnies d'assurances.

Des installations règlementées
Des installations règlementées

Sécurité électrique.


Les installations électriques des logements neufs sont bien entendu aux normes. Il s'agit en l'occurrence de la norme NF C 15-100. Elle garantit la protection de l'installation et celle des personnes, sans oublier le confort de gestion et d'usage, en permettant par exemple l'évolutivité et l'adaptation de l'installation à des perfectionnements futurs. "Dans le neuf, la conformité aux normes est le minimum requis pour les installations électriques, qui visent par ailleurs un confort accru et des économies d'énergie", estime Pierre Tortolani, dont l'entreprise d'électricité travaille sur des chantiers de maisons de constructeur. Même vigilance avec le gaz, qui a longtemps été considéré très dangereux par le public, au point qu'on peut encore voir aujourd'hui des plaques signalant la présence du "gaz à tous les étages" à l'entrée des vieux immeubles parisiens… Si les accidents liés au gaz sont spectaculaires et médiatisés,ils se révèlent pourtant relativement rares et représentent un pourcentage assez faible des accidents domestiques. L'évolution des normes vise également à réaliser des installations toujours plus sûres, notamment dans les locaux d'habitation. Fin 2006, une nouvelle norme NF est parue : elle devrait comporter sept parties d'ici la fin de cette année, traitant notamment de la dimension des installations et des dispositifs d'évacuation des produits de combustion. Dans l'immobilier neuf, différents labels, parmi lesquels ceux d'EDF et de GDF, garantissent non seulement la qualité et la sécurisation des installations, mais aussi des niveaux d'exigence poussés, notamment en termes de performances énergétiques.


Sécurité à tous les étages.


On l'a vu, les risques d'incendie sont d'autant mieux limités que les installations électriques sont modernes. Il n'en reste pas moins que la protection contre les risques d'incendie fait également partie des garanties incontournables du neuf, établies par des mesures législatives incontournables. "Pour les constructions neuves, la sécurité incendie commence par l'utilisation de matériaux de construction plus résistants aux flammes et qui ne dégagent pas de fumées toxiques à la chaleur", expose Antoine Desbarrières, président de Qualitel. Les exemples abondent : des traitements du bois permettant de le rendre résistant aux flammes en passant par des matériaux comme le béton cellulaire, subtil mélange d'eau, de sable, de chaux et d'air. Ce dernier allie les caractéristiques de la pierre - ininflammable - à celles d'un excellent isolant. Par ailleurs, certains dispositifs font désormais partie des équipements de base, en particulier dans les parties communes des bâtiments : portes coupe-feu, trappes de désenfumage, détecteurs de fumée dans les sous-sols, caves et parking. L'accessibilité des lieux aux pompiers et aux services de secours est également systématiquement étudiée dans la phase de conception des projets. Au niveau des logements eux-mêmes, la pose systématique de détecteurs autonomes de fumée, les DAF, fait par contre l'objet de débats. Un projet de loi en ce sens est passé en première lecture à l'Assemblée et a déjà été largement amendé au Sénat. "Les pompiers par exemple, montrent des réticences, car ils craignent que la généralisation des DAF fasse passer au second plan d'autres éléments indispensables de lutte contre les incendies. Cette question divise largement les experts, comme le CSTB (Comité scientifique et technique du bâtiment) et les professionnels du feu", explique Antoine Desbarrières. L'un des problèmes des DAF, lorsqu'ils sont installés dans un logement existant, est leur alimentation électrique. Le fonctionnement à piles peut entraîner des oublis et les habitants finissent par compter sur des dispositifs en réalité hors service. Dans le neuf, si on décide d'utiliser un équipement de ce genre, on peut le raccorder directement au réseau électrique, ce qui élimine l'un des principaux problèmes.


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