Couples non mariés : les astuces avant d'acheter

Vivre à deux, c'est évidemment vivre sous le même toit. Un toit que l'on cherche bien souvent à acheter même quand on vit hors des liens du mariage. Encore faut-il ne pas perdre de vue qu'un tel statut reste précaire.

Couples non mariés : les astuces avant d'acheter
Couples non mariés : les astuces avant d'acheter

On le sait depuis longtemps : le mariage ne fait plus vraiment recette. En témoigne, une fois de plus, l'étude publiée par l'Insee en février dernier qui note qu'en 2004, le nombre de mariage a encore chuté. Malgré un sursaut remarquable en 2000 - plus de 305 000 - cette désaffection ne fait que s'accentuer d'année en année. Si en 2001, 295 800 couples faisaient encore confiance au mariage, ils n'étaient plus que 280 000 en 2003 et 266 300 en 2004. Le Pacs, en revanche, se taille toujours un franc succès. Depuis sa création fin 1999, le nombre de Pacs est, en effet, en constante augmentation, sauf au cours de l'année 2001 où il avait subi un léger tassement. "31 600 pacs ont été signés en 2003, note l'Insee qui précise "la progression est toutefois légèrement ralentie". Entre 2002 et 2003, l'augmentation était de 25 % alors qu'elle se situait à 29 % entre 2001 et 2002. "Cependant, la croissance s'est poursuivie en 2004, indique l'Insee puisqu'au cours des trois premiers trimestres, 27 000 pacs étaient déjà enregistrés contre 22 000 l'année précédente". Résultat, depuis la création du dispositif, le seuil des 100 000 Pacs est largement dépassé. De quoi mettre de mauvaise humeur ses détracteurs. On se souvient, en effet, des débats houleux que le projet avait suscités, avant d'être définitivement adopté fin 1999. A l'origine du succès du Pacs, et plus généralement de l'union libre, incontestablement une souplesse que n'accorde pas le mariage. Revers de la médaille : un statut plus précaire qui nécessite que l'on s'interroge sur les conséquences d'une séparation ou d'un décès. Car si les Français boudent le mariage, force est de constater qu'ils ne rechignent pas à cimenter leur union par l'achat d'un logement. Et donc - beau paradoxe - à lier leur sort au bas d'un contrat d'achat et, cela va souvent de pair, d'un contrat de crédit. Autrement dit, des liens tout aussi délicats que ceux du mariage. #rUNE LIBERTÉ À PRIX FORT


Etre récalcitrant au mariage ou au Pacs n'interdit pas de rêver d'un toit à soi. En cas de crédit, les banquiers n'y font d'ailleurs pas obstacle. "Nous ne faisons aucune discrimination entre couples mariés et non mariés, indique Jean- Pierre Bourgeois de l'UCB (BNP/Paribas), nous répondons à la demande quelle que soit la situation conjugale dès lors que ceux qui viennent nous voir ont les moyens de faire face à une acquisition". Reste qu'au regard de la loi, les concubins sont des étrangers. En cas de décès par exemple, ils n'héritent pas l'un de l'autre. Prévoir une donation au dernier vivant ou une clause d'attribution en cas de disparition de l'un des concubins n'est pas envisageable puisque réservé aux couples mariés. Les inconditionnels de l'union libre doivent donc se replier vers d'autres voies plus ou moins efficaces.


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