Côte d'Azur : le prix de la tentation

La prise de conscience des acteurs du marché immobilier azuréen permet de diversifier l'offre disponible. Quant à l'emballement des prix, le frein est amorcé.

Côte d'Azur : le prix de la tentation
Côte d'Azur : le prix de la tentation

Pour que les Alpes-Maritimes ne soient pas le cauchemar des jeunes ménages ou des actifs locaux en matière d'habitat, la plupart des acteurs du secteur mènent des démarches très concrètes dont les premiers effets se font sentir, même s'ils sont loin d'être généralisés. Un regard dans le rétroviseur fait prendre conscience de cette nécessité. Selon l'Observatoire Immobilier d'Habitat, pour 100 000 e, l'acheteur pouvait acquérir dans le secteur de la revente une surface de 51 m2 en 2000 contre seulement 27 m2 en 2006. Dans le neuf, cette surface est passée dans la même période de 39 à 19 m2. Un foyer disposant d'un revenu annuel de 44 Ke pouvait acquérir, avec un endettement à 33 % sur 20 ans et un apport de 30 Ke un logement neuf de 81 m2 en 2001 qui se réduit aujourd'hui à 47 m2. La situation est préoccupante : en 2000, 75 % des mises en vente étaient inférieures à 3 000 e/m2 habitable tandis qu'aujourd'hui, cette part n'en représente plus que 4 %. L'équation entre offre et demande pour actifs fait apparaître un déficit annuel de logements neufs de 1 800 logements.


 

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