Conjoncture du marché immobilier dans les Bouches-du-Rhône

Indicateur Bertrand : La conjoncture du marché de l’immobilier est-elle préoccupante dans les Bouches-du-Rhône ?

Conjoncture du marché immobilier dans les Bouches-du-Rhône
Conjoncture du marché immobilier dans les Bouches-du-Rhône

Didier Girard :Nous n’avons aucune raison de nous alarmer, dans la mesure où nous observons toujours une très forte demande sur notre marché du logement. Si la multiplication de l’offre sur Marseille a entraîné un ralentissement dans la prise de décision des clients, il importe de remarquer que les besoins en logement sont toujours exprimés, même si le secteur bancaire semble accorder moins de crédits qu’auparavant aux particuliers.


Christelle Soul : Il convient de préciser que Marseille est l’objet d’une forte demande de beaux logements, formulée par une clientèle très exigeante, ce qui nous pousse à travailler énormément sur la composition des cellules. La ville est toujours aussi attractive et le marché est en phase d’ajustement ou de réajustement, mais sûrement pas d’effondrement.


Pascal Ilari : Le délai de réflexion étant plus long qu’auparavant et l’évolution des prix devenant enfin plus raisonnable, nous voyons avec satisfaction la disparition progressive de spéculateurs au profit de vrais acquéreurs. C’est ce qui explique la petite baisse des ventes que nous avons pu constater. Tandis que la très forte demande n’avait pas toujours entraîné une grande rigueur en matière de plans et de prestations, la conjoncture actuelle nous pousse tous à soigner ces aspects et à faire de réels efforts sur les prestations. Nous déposons ainsi des permis pour des opérations en haute qualité environnementale, ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent.


Emmanuel Duchange :Ayant vu arriver cette baisse d’activité depuis 2006, nous nous sommes clairement positionnés sur des produits d’entrée de gamme ou, au contraire, sur des opérations haut de gamme, en évitant ainsi les produits de masse. Nous sommes évidemment plus regardants, car les logements vendus à un prix inférieur à 3 000 €/m2 trouvent rapidement preneurs aujourd’hui. Il convient cependant de ne pas se laisser absorber par les chiffres, et une adaptation permet de répondre à une demande qui existe fortement.


Isabelle Jaubert : Je confirme cette tendance du marché qui propose une importante partie de l’offre entre 3 300 et 3 900€/m2. Tant en deçà qu’au-dessus de ce segment de prix, si le projet le justifie, les rythmes de commercialisation sont satisfaisants. Nous le constatons sur un programme haut de gamme comme Prado- Borely (8e) où le prix moyen élevé ne pose aucune difficulté à une partie de la clientèle.


Alexandre Miloyan : Il est en effet incontestable que la demande reste soutenue et, lorsque sur des implantations moins cotées qu’ailleurs, les prix atteignent 3 000€/m2, le rythme de commercialisation reste bon. Dès lors qu’entrent en jeu le label HQE® mais aussi l’évolution réglementaire avec les normes “handicapé” ou la RT 2005, la hausse des coûts qui en résulte empêche de nombreux clients d’accéder à la propriété. Quant aux prix des terrains, ils ne se sont pas encore assouplis bien que nous observons une concurrence moins importante qu’auparavant.


Jean-Christophe Sola : Dès lors que les prix au mètre carré sont cohérents au regard de la demande, le marché est fluide, comme en atteste l’une de nos opérations à Saint-Just – une réhabilitation lourde avec une requalification – où les grands appartements sont vendus à 2 300 €/m2 !


Service

Prenez rendez-vous avec un diagnostiqueur