Concilier deux exigences

Les parois non isolées (parois froides) provoquent des sensations d’inconfort. Le corps les ressent à partir d’une différence d’environ 2 degrés d’un point à l’autre d’une même pièce ! Une bonne isolation offre une température intérieure homogène. Pour une efficacité optimale, le bâtiment doit être isolé de partout. Mais on n’isole pas les combles et les plafonds comme les murs, les planchers, ou les parois vitrées. Il existe des produits et des solutions techniques adaptés à chaque situation. Avec un impératif toujours à l’esprit : concilier isolation acoustique et thermique. Car attention, ces deux exigences ne vont pas toujours dans le même sens ! Ainsi, “un certain nombre de technologies et de matériaux sont intéressants au point de vue thermique mais présentent des limites en matière acoustique, notamment en ce qui concerne l’isolation entre logements”, prévient Jean-Baptiste Chéné, chef de la division essais acoustiques du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB). D’où la nécessité d’avoir une vision globale, en anticipant l’impact acoustique d’un isolement thermique, et vice-versa. Tous ces aspects doivent être pris en compte dès la conception. La facture grimpe rapidement s’il faut, par la suite, “rattraper” des erreurs. Tous les corps de métier doivent se “coordonner” pour ne pas détériorer l’isolation. Pour l’isolation des murs, un choix à faire parmi deux solutions : par l’intérieur ou par l’extérieur. Dans les constructions actuelles, c’est la première solution qui est, de loin (à 80 %), la plus en vogue. Au rayon “avantages”, elle permet de ne pas modifier l’aspect extérieur du logement, et son coût est moins élevé. Au rayon “inconvénients”, la surface des pièces se réduit, et la mise en oeuvre peut être contraignante dans le cas de prises, canalisations ou autres équipements à démonter. Dans les deux cas, les constructeurs plébiscitent les laines minérales ou le polystyrène expansé élastifié pour doubler les murs. Ces matériaux sont parfaits pour concilier les deux exigences, acoustique et thermique. Philippe Léonardon, ingénieur à l’Ademe, prévient les futurs propriétaires : “Pour éviter les ponts thermiques (une isolation non homogène crée des points froids qui sont autant de zones de déperdition de chaleur, favorables aux condensations et aux moisissures.Ces dernières se situent souvent à la jonction des murs, des dalles et de la toiture, ndlr), il est préférable d’isoler les murs par l’extérieur. Cela permet par exemple d’éviter, quand on isole sur deux étages, de “butter” sur le plancher.” La chasse aux ponts thermiques doit être une priorité. Saviez vous que ces derniers peuvent représenter des déperditions thermiques équivalentes à la surface totale des murs ? Bon à savoir avant de choisir son camp…

Concilier deux exigences
Concilier deux exigences

Les parois non isolées (parois froides) provoquent des sensations d’inconfort. Le corps les ressent à partir d’une différence d’environ 2 degrés d’un point à l’autre d’une même pièce ! Une bonne isolation offre une température intérieure homogène. Pour une efficacité optimale, le bâtiment doit être isolé de partout. Mais on n’isole pas les combles et les plafonds comme les murs, les planchers, ou les parois vitrées. Il existe des produits et des solutions techniques adaptés à chaque situation. Avec un impératif toujours à l’esprit : concilier isolation acoustique et thermique. Car attention, ces deux exigences ne vont pas toujours dans le même sens ! Ainsi, “un certain nombre de technologies et de matériaux sont intéressants au point de vue thermique mais présentent des limites en matière acoustique, notamment en ce qui concerne l’isolation entre logements”, prévient Jean-Baptiste Chéné, chef de la division essais acoustiques du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB). D’où la nécessité d’avoir une vision globale, en anticipant l’impact acoustique d’un isolement thermique, et vice-versa. Tous ces aspects doivent être pris en compte dès la conception. La facture grimpe rapidement s’il faut, par la suite, “rattraper” des erreurs. Tous les corps de métier doivent se “coordonner” pour ne pas détériorer l’isolation. Pour l’isolation des murs, un choix à faire parmi deux solutions : par l’intérieur ou par l’extérieur. Dans les constructions actuelles, c’est la première solution qui est, de loin (à 80 %), la plus en vogue. Au rayon “avantages”, elle permet de ne pas modifier l’aspect extérieur du logement, et son coût est moins élevé. Au rayon “inconvénients”, la surface des pièces se réduit, et la mise en oeuvre peut être contraignante dans le cas de prises, canalisations ou autres équipements à démonter. Dans les deux cas, les constructeurs plébiscitent les laines minérales ou le polystyrène expansé élastifié pour doubler les murs. Ces matériaux sont parfaits pour concilier les deux exigences, acoustique et thermique. Philippe Léonardon, ingénieur à l’Ademe, prévient les futurs propriétaires : “Pour éviter les ponts thermiques (une isolation non homogène crée des points froids qui sont autant de zones de déperdition de chaleur, favorables aux condensations et aux moisissures.Ces dernières se situent souvent à la jonction des murs, des dalles et de la toiture, ndlr), il est préférable d’isoler les murs par l’extérieur. Cela permet par exemple d’éviter, quand on isole sur deux étages, de “butter” sur le plancher.” La chasse aux ponts thermiques doit être une priorité. Saviez vous que ces derniers peuvent représenter des déperditions thermiques équivalentes à la surface totale des murs ? Bon à savoir avant de choisir son camp…


 

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