Comportement des marchés immobiliers sur Lyon en 2007 et début 2008

Indicateur Bertrand :Quel a été le comportement du marché en 2007 et au cours des premiers mois de 2008 sur Lyon et son agglomération ?

Comportement des marchés immobiliers sur Lyon en 2007 et début 2008
Comportement des marchés immobiliers sur Lyon en 2007 et début 2008

Fabrice Hoolbecq : L’année 2007 a été bonne pour l’ensemble des promoteurs, avec un début d’inversion de tendance à partir de septembre/octobre. Cela s’explique en partie par une fragilisation de certains de nos clients, qui éprouvent des difficultés à être financés. Cette situation se traduit par un fort taux de désistement en 2007, confirmé au cours du 1er trimestre 2008, avec un pic de 35 % sur les opérations à moins de 3 000 e/m2. Malgré une stabilisation récente des taux d’intérêts, les hausses consécutives ont fini par peser sur une partie de la clientèle.


Eric Abel-Coindoz: Nous n’enregistrons pas le même taux de désistement, mais je confirme la crispation du côté des financements de nos clients. Nous avons même pu constater que certaines livraisons pouvaient faire apparaître la constitution d’un petit stock physique. J’observe une crispation psychologique, qui n’enlève rien à la pérennité d’une forte demande sur Lyon.


Philippe Papik : Nous nous situons sur un segment de marché différent de celui de nos confrères, car nous réalisons des petits collectifs, mais aussi des maisons de moyenne gamme à haut de gamme, vendues entre 250 000 et 1 Me. Nous avons également connu une excellente année 2007 sur le marché lyonnais.


Dominique de Sauza : Le Grand Lyon a en effet connu une conjoncture favorable en 2007. À ce titre, il est intéressant de noter que l’évolution très nette des réservations a été compensée par une offre importante et, plus qu’un ralentissement du marché, nous enregistrons des taux de commercialisation plus diffus qu’auparavant, ce qui devrait nous interpeller quant à nos techniques de ventes. En ce début 2008, après deux premiers mois atones, le mois de mars a enregistré de très bons résultats. Lyon a clairement des atouts, mais c’est aussi un marché qui se “léopardise” !


Jean-Pierre Maguet : Lyon est un marché à plusieurs vitesses. Le 1er trimestre 2008 a été globalement bon en terme de réservations, et même très bon en ce qui concerne les ventes aux primo-accédants, en dépit d’un taux de désistement compris entre 10 et 25 %. Par ailleurs, les établissements financiers ont clairement multiplié les conditions d’obtention de prêts, et les situations sont devenues complexes pour la clientèle dans la moyenne gamme, entre 3 000 et 3 600 e/m2.


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