Claude Arnaud, maire de Lunel.

"La croissance démographique est une chance pour Lunel ! " Après avoir pâti d'une image dégradée, Lunel, quatrième ville de l'Hérault, est à la mode. A michemin de Nîmes et Montpellier, la commune repense son urbanisation, ses équipements et ses infrastructures, comme l'explique son maire, Claude Arnaud.

Claude Arnaud, maire de Lunel.
Claude Arnaud, maire de Lunel.

Lunel était peu attractive il y a encore deux ans. Comment expliquer l'intérêt qu'elle suscite aujourd'hui ?


Claude Arnaud : En l'espace de quarante ans, le gros bourg qu'était Lunel est passé de 7 000 à 25 000 habitants en subissant une croissance démographique galopante, une urbanisation sauvage, un chômage très élevé par rapport à ses voisines. Bref, Lunel s'est paupérisé. La nouvelle équipe municipale, élue en 2001, s'est fixée un certain nombre de priorités dont celles de redorer l'image de la ville, rétablir un climat de confiance en améliorant les conditions de sécurité et proposer un service de santé aux Lunellois sans qu'ils aient à se déplacer à Montpellier. Ainsi, nous avons ouvert une antenne Smur assurant les urgences 24/24 h. Lunel commence peu à peu à prendre son autonomie. Quant au coeur historique, qui avait été déserté dans les années 70-80, nous nous sommes mis en tête de le reconquérir.


Des promoteurs immobiliers n'hésitent pas à vanter les mérites de Lunel. Quelle est votre politique en matière d'urbanisme ?


C.A. : Contrairement à de nombreuses communes, nous estimons que le flux migratoire, principalement issu des catégories intermédiaires, constitue une chance. Nous comptons accompagner cette croissance démographique que nous estimons à 5 000 habitants supplémentaires d'ici 5 ans ! En matière d'urbanisme, nous avons débuté la reconstruction de la ville dans la ville en développant la réalisation de logements collectifs mais limités à trois étages, en menant des opérations d'aménagement telles que celles de la Place de la République et du Parking du Canal. Des outils comme l'OPAH ou l'opération " façades" permettent d'inciter les particuliers à réhabiliter leur habitat et ainsi de valoriser le bâti ancien. Ayant compris que la problématique du déplacement entre le domicile et le travail avait évolué, nous avons permis qu'une offre de logements neufs soit disponible, une offre d'autant plus intéressante qu'elle se situe à des prix inférieurs à ceux de Montpellier. Nous allons aussi aménager de façon cohérente deux nouveaux quartiers d'environ 300 logements chacun : celui du Mas-de-Paché, à l'Ouest, vers Lunel-Viel et l'autre au Nord, en direction de Sommières.


Comment faire perdurer cet intérêt récent pour votre ville ?


C.A. : Lunel attire parce qu'elle est une vraie ville, entourée de villages de plusieurs milliers d'habitants. Puisque nous souhaitons nous adresser aux catégories sociales intermédiaires, nous devrons proposer à la fois une qualité de vie agréable et des services adaptés. Pour ces nouveaux venus, comme pour les actifs en général, il n'existait jusqu'à présent aucune crèche collective à Lunel : en février dernier, nous avons donc ouvert une structure de 40 places qui en annoncera probablement d'autres. Ces jours-ci, nous avons même lancé la première pierre du futur Pôle Santé associant hôpital et clinique pour un bassin de 70 000 habitants. A la rentrée 2007, un second lycée de 1 200 places ouvrira ses portes. Quant aux transports, nous travaillons à un projet de rénovation de la gare et comptons proposer, avec le concours de la SNCF et le Réseau Ferré de France (RFF), une ligne TER vers Montpellier, à une fréquence d'un train toutes les demi-heures.


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