Ce goût bien français pour la maison

Le jardin apparaissant comme l'or vert de l'habitat, beaucoup d'acquéreurs se tournent vers les pépites des maisons individuelles. L'offre se révèle peu élevée en ce moment, toutefois Monné-Decroix a lancé en novembre dernier le Santorin, des villas de 4-pièces à partir de 205 000 € avec jardin de 100 à 300 m2. Jusqu'à présent, les acquéreurs étaient de jeunes familles, d'une trentaine d'années, primo-accédantes en majorité. En dehors de l'agglomération mais à peu de kilomètres, dans des villages de caractère comme Beaugency et Meung-sur-Loire, Sami Promotion offre la possibilité de devenir propriétaire d'une maison des Allées de flore ou des Rives du mauve tandis qu'European Homes propose des terrains à bâtir à Combleux. Mais rares sont les agriculteurs qui acceptent de céder leurs champs pour des aménagements. "Ici les habitants sont attachés à leur terre", remarque Guillaume Vernier.

Ce goût bien français pour la maison
Ce goût bien français pour la maison

La menace de l'étalement urbain.


Ce goût bien français pour la maison individuelle a accéléré la périurbanisation durant les quinze dernières années. On retrouve alors la problématique traditionnelle de l'étalement urbain : déplacements accrus en voiture, dangers pour l'environnement, développement d'infrastructures coûteuses pour la collectivité. "Il semble que des attentes n'aient pas été prises en compte, notamment celles des familles qui ne trouvent pas de logements sur l'agglomération. A la suite des mécanismes de défiscalisation, l'offre proposée a été trop standardisée, composée en partie de petits appartements", remarque Valérie Palacio, de l'agence d'urbanisme en charge du diagnostic PLH.


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