Cap sur la mixité

Dans ce contexte, développer la mixité est devenu le mot d’ordre de la municipalité. Mixité sociale d’abord, puisque Paris concentre un maximum d’écarts entre les revenus (12 % de Parisiens vivent en dessous du seuil de pauvreté, estimé entre 700 et 800 € par mois). Mixité générationnelle ensuite, parce que le laisser-faire confirmerait la sur-représentation des 20-59 ans, soit plus de 60 % de la population actuelle. Or, 20 % de moins de 20 ans, 325 000 étudiants et 18 % de plus de 60 ans ont leur place dans le melting-pot parisien. Aussi, la programmation de la Ville fait-elle la part belle à la jeunesse avec 3 000 nouvelles places en foyers pour jeunes salariés et 4 000 en résidences pour étudiants… même si 2 200 places sont à créer dans des maisons de retraite. Autre point de réajustement : la taille des logements. Les Parisiens sont à l’étroit, c’est un fait : 56 % du parc immobilier est constitué de studios et de 2-pièces. En moyenne, un ménage dispose de 58m2, c’est-à-dire de 2 pièces et demi. Seuls 20 % des appartements sont des 4-pièces et plus, surtout localisés dans les arrondissements de l’ouest, comme le 16e. Pour remédier à ce déséquilibre, la Ville impose 35 % de grands appartements, d’au moins 4-pièces, dans tout programme de construction ou de réhabilitation lourde. Ainsi se trouvent sur le marché des logements capables d’accueillir une famille de deux, de trois voire quatre enfants. Dans le 15e arrondissement, rue de la Convention, le Paradoxe Convention (Vinci Immobilier) interprète une gamme de 4-pièces de 87 à 104 m2, à partir de 765 000 €hors parking. Près de la rue du Commerce, le Clos Fondary (Financière Rive Gauche Fadesa) attaque la mélodie du 5-pièces, mais à plus d’un million d’euros. Rue Varet, la Villa Eiffel (Cogedim) commercialise un 5-pièces en duplex de 127 m2, en plus de plusieurs 2-pièces et 3-pièces vendus entre 8 750 et 10 100 €/m2 hors parking. À deux pas de la rue de Vaugirard, la gamme d’Urban View monte jusqu’au 4-pièces duplex avec deux terrasses. “Une version moderne des hôtels particuliers parisiens”, argumente son initiateur, le promoteur Bouwfonds Marignan. Son prix ? Très parisien, aussi : 10 900 €/m2 hors parking ! Dans le 19e arrondissement, Icade ne s’était pas encore séparé, fin mai, de son 113 m2 à 754 000 euros, rue de la Villette. À la même époque et dans le 18e arrondissement, porte des Poissonniers, la résidence Ney, signée par le même promoteur, dissimulait encore une pépite plutôt abordable pour la capitale : un 4-pièces de 81 m2 à 406 000 €.

Cap sur la mixité
Cap sur la mixité

Dans ce contexte, développer la mixité est devenu le mot d’ordre de la municipalité. Mixité sociale d’abord, puisque Paris concentre un maximum d’écarts entre les revenus (12 % de Parisiens vivent en dessous du seuil de pauvreté, estimé entre 700 et 800 € par mois). Mixité générationnelle ensuite, parce que le laisser-faire confirmerait la sur-représentation des 20-59 ans, soit plus de 60 % de la population actuelle. Or, 20 % de moins de 20 ans, 325 000 étudiants et 18 % de plus de 60 ans ont leur place dans le melting-pot parisien. Aussi, la programmation de la Ville fait-elle la part belle à la jeunesse avec 3 000 nouvelles places en foyers pour jeunes salariés et 4 000 en résidences pour étudiants… même si 2 200 places sont à créer dans des maisons de retraite. Autre point de réajustement : la taille des logements. Les Parisiens sont à l’étroit, c’est un fait : 56 % du parc immobilier est constitué de studios et de 2-pièces. En moyenne, un ménage dispose de 58m2, c’est-à-dire de 2 pièces et demi. Seuls 20 % des appartements sont des 4-pièces et plus, surtout localisés dans les arrondissements de l’ouest, comme le 16e. Pour remédier à ce déséquilibre, la Ville impose 35 % de grands appartements, d’au moins 4-pièces, dans tout programme de construction ou de réhabilitation lourde. Ainsi se trouvent sur le marché des logements capables d’accueillir une famille de deux, de trois voire quatre enfants. Dans le 15e arrondissement, rue de la Convention, le Paradoxe Convention (Vinci Immobilier) interprète une gamme de 4-pièces de 87 à 104 m2, à partir de 765 000 €hors parking. Près de la rue du Commerce, le Clos Fondary (Financière Rive Gauche Fadesa) attaque la mélodie du 5-pièces, mais à plus d’un million d’euros. Rue Varet, la Villa Eiffel (Cogedim) commercialise un 5-pièces en duplex de 127 m2, en plus de plusieurs 2-pièces et 3-pièces vendus entre 8 750 et 10 100 €/m2 hors parking. À deux pas de la rue de Vaugirard, la gamme d’Urban View monte jusqu’au 4-pièces duplex avec deux terrasses. “Une version moderne des hôtels particuliers parisiens”, argumente son initiateur, le promoteur Bouwfonds Marignan. Son prix ? Très parisien, aussi : 10 900 €/m2 hors parking ! Dans le 19e arrondissement, Icade ne s’était pas encore séparé, fin mai, de son 113 m2 à 754 000 euros, rue de la Villette. À la même époque et dans le 18e arrondissement, porte des Poissonniers, la résidence Ney, signée par le même promoteur, dissimulait encore une pépite plutôt abordable pour la capitale : un 4-pièces de 81 m2 à 406 000 €.


 

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