Apport personnel toujours requis

Si les taux baissent, en revanche, inutile d'espérer emprunter dans les mêmes conditions qu'il y a un an ou deux, même si les banques ne cessent de dire qu'elles n'ont rien changé à leurs habitudes. La plupart des établissements affirment cependant prêter toujours à 100 % ou 110 %, sur 25 ou 30 ans, avec des taux d'endettement qui varient de 30 à 40 % selon les dossiers. Tout dépend des revenus, de la situation professionnelle et des perspectives d'évolution de carrière de l'emprunteur. Il ne serait pas responsable d'endetter un ménage qui gagne 2 500 € par mois à hauteur de 40 % de ses revenus sans perspectives d'évolution dans le temps. En revanche, c'est tout à fait envisageable pour un couple bien installé dans la vie, et dont les revenus atteignent 6 000 à 7 000 € par mois. Bref, les banques ne prennent plus de risques. D'autant qu'entre prix élevés et pouvoir d'achat en berne, la solvabilité des acquéreurs, même si elle se reconstitue avec la baisse des taux et des prix, reste dégradée. D'où une diminution de la demande finançable et la vigilance accrue des banquiers, notamment en matière de prêts relais. Concrètement, l'acquéreur lambda, qui bénéficie de revenus modestes ou moyens, est de nouveau invité à mettre un apport personnel sur la table, de l'ordre de 5 à 10 % en plus des frais de notaire. Quant aux crédits de très longue durée, ils sont distribués avec parcimonie.

Apport personnel toujours requis
Apport personnel toujours requis

De toute façon, avec la diminution des taux, ils ne sont plus aussi nécessaires qu'il y a quelques mois pour arriver à solvabiliser les acquéreurs. “On parvient toujours à financer sur 30,voire 40 ans, si le dossier est viable”, indique Philippe Taboret, de Cafpi. Encore faut-il faire attention au coût du crédit, qui explose sur les durées très longues. Et question profil, mieux vaut aussi avoir le bon, en l'occurrence, une ancienneté professionnelle, des revenus stables et un niveau d'endettement cohérent.



Service

Prenez rendez-vous avec un diagnostiqueur