Aménagements du nord des hauts-de-seine

Le temps des rééquilibrages serait-il donc venu ? De grands aménagements faisant la part belle aux espaces verts se précisent dans les villes qui bénéficient encore de rares réserves foncières ou de zones à requalifier. Au nord, la "boucle de Seine" est en mutation particulièrement à Gennevilliers, où des projets ouvriront le port sur la ville. Un important programme immobilier, Coeur de Seine, se veut en rupture avec l'image minérale de la ville et offre des opportunités aux familles au budget médian : 370 000 € pour un appartement de plus de 100 m2 (Nexity Seeri). En septembre, le Conseil général a soutenu par ailleurs la 24e session des ateliers internationaux de la maîtrise d'oeuvre urbaine qui a donné l'occasion à de jeunes talents venus du monde entier de plancher sur des thèmes tels que le renouvellement urbain, la densification et l'intégration du site de la boucle nord.

Aménagements du nord des hauts-de-seine
Aménagements du nord des hauts-de-seine

Asnières : rééquilibrer le nord et l'est.


L'effet "boule de neige" jouant à plein entre les communes, Asnières profite des réaménagements de sa voisine Gennevilliers pour requalifier les Hauts d'Asnières. Le métro (deux nouvelles stations en 2008) et le tramway (en 2010) relieront le quartier, où sont envisagés des démolitions/constructions et des programmes d'accession à la propriété. Sur l'extrémité est de la ville, l'aménagement des bords de Seine avance. Desservi par la ligne C du RER, ce territoire accueillera 1 000 logements, à commencer par des réalisations d'Eiffage, Cogedim et Coffim qui ne devraient pas tarder à être commercialisées. En quelques années, la ville a remplacé son tissu industriel par du tertiaire. Lesieur s'est installé sur les bords de Seine. Procter & Gamble arrive.


Colombes : davantage de mixité.


Dans le sillage de Nicole Goueta, arrivée à la tête de la municipalité en 2001, Colombes a pris un nouveau départ. Projet phare : la transformation du stade Yves du Manoir qui revitalisera le nord de la ville. La mairie restructure aussi les boulevards de Stalingrad et Charles-de-Gaulle, l'artère principale où passera le futur tramway, et seront livrés 80 000 m2 de bureaux l'an prochain. Sur le bas du boulevard, Atémi propose des maisons de ville qui côtoient la zone pavillonnaire attractive du secteur (Colombes possède 9 000 pavillons et en a récemment construit 300). Egalement présent sur cet axe en devenir, Cogedim commercialise deux réalisations, l'une en copromotion avec Coffim, l'autre avec Icade. "La mixité s'implante dans ce secteur et tout le monde se rend compte du changement de la ville", conclut la maire. Le taux de chômage est descendu de 14,7 % en 2001 à 9,7 % aujourd'hui. Ces évolutions justifient la hausse des prix immobiliers : 3 468 €/m2 en moyenne l'an dernier et aux alentours de 4 000 €/m2 aujourd'hui.


Nanterre : "en réparation".


Transpercée avec lourdeur par l'Etat d'infrastructures en tout genre (autoroute, RER, université Paris 10, préfecture), Nanterre est une "mal aimée". Mais la ville s'apprête à saisir la chance qui lui est donnée de changer son image avec le grand projet Seine Arche. Vont animer la ville un parc départemental de 15 ha et une enfilade de terrasses végétalisées, situées entre La Défense et la Seine dans le prolongement du tracé rectiligne des Champs-Elysées. "Ce droit à la réparation", selon le mot du maire, Patrick Jarry, donnera l'opportunité de repenser la ville. A terme, pourraient se dessiner la reconstruction ou la requalification des grands ensembles et la programmation de 6 000 logements en dix ans comme le projette le PLU, cette métamorphose étant accompagnée d'une politique d'insertion sociale. Des promoteurs ont senti que le vent tournait : Bouygues Immobilier, Nexity Seeri, Cogedim, Meunier Promotion... Dans cette ville bien desservie, les perspectives sont bonnes pour l'investissement qui stagnait un peu ces derniers temps dans l'attente des décrets d'application des nouveaux "Borloo" et "Robien". De 3 000 € en moyenne l'an dernier, le prix moyen au mètre carré est passé approximativement à 3 600 €.


La Garenne-Colombes : 1 200 logements d'ici à 2013.


A côté de ses voisines urbanisées, La Garenne-Colombes fait figure de village. La tendance était d'incruster dans les rues pavillonnaires plantées d'arbres de petits immeubles aux toitures à la Mansart, mais l'avenir s'annonce différent. "Nous ne voulons pas voir disparaître nos pavillons", remarque le maire-adjoint, Jean-Pierre Hervo. En revanche, la mutation de La Garenne centre sera mieux contrôlée et de grands axes vont se densifier de façon cohérente avec le secteur, comme le boulevard de la République. Sur les Champs Philippe (entre la place de Belgique, Courbevoie et Nanterre), une importante opération de réaménagement vient d'être confiée à la Sem 92. De 2007 à 2013, sortiront de terre entre autres nouveautés 1 200 logements, des commerces, des bureaux, des locaux artisanaux et un complexe de trois cinémas. Le tout sera innervé par le tramway connecté à La Défense. "Dans ce secteur qui s'est paupérisé, notre pari est de réussir à recréer un quartier moderne qui ne craindra pas la comparaison avec Courbevoie, mais restera en harmonie avec l'image de La Garenne, tranquille, sûre et sans trop de circulation", poursuit l'élu. D'autres équipements sont programmés sur la ville : parking sous la place de la Liberté, médiathèque, collège, crèche... De coquets programmes à taille humaine ou à proximité de Courbevoie sont proposés en ce moment entre 5 000 et 5 200 €/m2 par le groupe Accueil et Martek Promotion.


Services