A l’assaut de nouvelles enclaves

Malgré la densité record de Paris (d’environ 10 000 hab./km2 dans le 1er à plus de 40 000 hab./km2 dans le 11e), de nouveaux terrains peuvent être investis aujourd’hui, le plus souvent sur d’anciennes emprises ferroviaires ou industrielles mais aussi sur des hôpitaux. Là, pas de contexte à respecter, les terrains sont vierges et les initiatives faciles.

A l’assaut de nouvelles enclaves
A l’assaut de nouvelles enclaves

Paris Rive Gauche.


Pas moins de sept programmes sont à l’affiche dans le 13e. Le secteur est depuis quelques temps un des marchés les plus porteurs de la promotion privée de la capitale, avec une grosse partie du marché autour de 8 000 €/m2 et de forts écarts selon les produits, de 6 300 à 9 300 €/m2. L’arrondissement abrite le plus grand chantier en cours dans Paris, Paris Rive gauche, une Zac de 2 255 000 m2 (Shon). Sur les terrains des voies ferrées, vers la gare d’Austerlitz, et d’installations industrielles, les grues auront effacé presque toutes traces du passé d’ici 2015 pour donner naissance à 5 000 logements, dont 50 % en social, 700 000 m2 de bureaux et 8 hectares d’espaces verts. Il accueille aussi un nouveau pôle universitaire, un collège, des écoles, des gymnases, une piscine sur la Seine, des équipements pour la petite enfance et des commerces. Seuls resteront quelques vestiges, la Halle aux farines, la Halle Freyssinet, les Magasins généraux d’Austerlitz et les Grands Moulins. Selon la Semapa (société d’économie mixte d’aménagement de Paris) plus de 4 000 personnes ont déjà investi les lieux depuis le début des opérations, en 1997, date de livraison de la Très Grande Bibliothèque François- Mitterrand. On compte environ 200 livraisons de logements par an. Sur les quais, l’actualité s’appelle Fleur de Seine de Kaufman & Broad et Quai Treize de Bouygues Immobilier, en fin de commercialisation. Avec ses nouveaux habitants, c’est un nouveau 13e qui se développe, un arrondissement ouvert sur le fleuve et ses guinguettes, son complexe cinématographique et des galeries d’art qui ouvrent en masse. Tout le secteur en profite et les programmes de l’arrière bénéficient de la vitalité du front de Seine. Avenue d’Italie, la Générale de Promotion et Armeco International commercialisent Italie Avenue entre le Parc de Choisy et le parc de Kellermann. Près du boulevard Arago et de l’avenue des Gobelins, Kaufman & Broad est présent avec des prestations de haut niveau dans le Carré des Gobelins où le dernier 4-pièces à vendre grimpe à 780 000 € pour 82 m2. Près de la place d’Italie, LW Pierre dispose encore de 2 et 3-pièces, à partir de 50 m2. Enfin, en limite du 14e, Bouygues Immobilier et Cogedim proposent les dernières opportunités du Jardin des Lumières. L’arrondissement des Olympiades peut désormais accueillir sans complexe des programmes haut de gamme à l’architecture audacieuse : Cogedim et Vinci Immobilier signent ainsi Brillat-Savarin, “une petite résidence résolument contemporaine décorée, pour ses parties communes, par Olivier Lempereur, décorateur connu pour son œuvre visionnaire et luxueuse” selon le service marketing.


Clichy-Batignolles.


Entre Paris, Clichy et Levallois-Perret, la grande emprise ferroviaire qui menait à la gare Saint-Lazare était au cœur de la candidature de Paris aux Jeux Olympiques de 2012. C’est là que devait être construit le village olympique. Celui- ci n’étant plus d’actualité, le projet n’est pas tombé tout entier dans les limbes… Il a même gardé quelques empreintes. Comme Jean-Pierre Caffet, adjoint au maire de Paris, chargé de l’urbanisme et de l’architecture le déclarait récemment dans nos pages (n° du 15/02/2006) : “Le projet de l'architecte François Grether initialement conçu pour le village Olympique ainsi que le parc de 10 hectares seront maintenus. C'est-à-dire que le parti global, l'organisation, la forme urbaine qu'a dessinés François Grether, avec un quartier de logements ouvert sur le Parc et entourant ou traversant un grand Parc partant de la rue Cardinet et qui remonte sur le Boulevard Berthier, ont été validés. La protection de ces logements par la construction d'immeubles de bureaux et d'activités sur la dalle de la voie ferrée est également entérinée. Le nombre de logements à quelques dizaines près est validé aussi. Ce sera de l'ordre de 3 500 logements. Et il n'y a d'obstacle que sur ces 3 500 logements, 50 % soient des logements sociaux. Il y a eu un accord entre le gouvernement et la Ville. Maintenant il va falloir mettre tout ceci en œuvre et rentrer dans le vif du sujet, c'est-à-dire la négociation foncière”. L’ensemble du projet a été conçu avec une ambition de développement durable, avec notamment une norme Haute Qualité Environnementale pour les logements.


Laënnec : une perle rare.


Avec l’opération d’aménagement de l’ancien hôpital Laënnec dans le 7e arrondissement, ce site offre une opportunité foncière assez inédite. Ses 76 000 m2 de Shon (surface hors œuvre nette) se situe en plein 7e arrondissement, tout près de l’Ecole Militaire. Les opportunités sont rarissimes sur le secteur. Vendu à Cogedim par l’AP-HP en 2002, il accueillera, d’ici 2009, 130 appartements sociaux dont 50 réservés à des étudiants et plus de 210 logements en accession libre. Au centre, les bâtiments historiques de l’hôpital, classés ou inscrits à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, seront transformés en bureaux, avec la création d’un jardin sur l’ancien potager de l’hôpital. Une opération exemplaire qui prévoit aussi 24 500 m2 de bureaux, commerces et activité administrative.


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