3 QUESTIONS À Thierry Moallic, Directeur de l'Adil des Bouches-du-Rhône

Indicateur Bertrand: Quel secteur vous semble le plus sensible ?

3 QUESTIONS À Thierry Moallic, Directeur de l'Adil des Bouches-du-Rhône
3 QUESTIONS À Thierry Moallic, Directeur de l'Adil des Bouches-du-Rhône

Thierry Moallic : Celui de l'ancien. Les acheteurs préfèrent attendre. Les professionnels retrouvent néanmoins un vrai rôle de régulateur du marché. Dans le neuf, le département a été relativement épargné par les excès du Robien, il n'y a pas une offre excessive par rapport aux capacités d'écoulement. Les primo-accédants, qui ont besoin de prêts longue durée à taux fixe que les banques ont du mal à constituer ces derniers temps, sont exclus du marché.


I. B.: L'accès au logement est-il soutenu dans les Bouches-du Rhône?


T. M. : Pour mener une politique de prix maîtrisés, une action foncière fondée sur le droit de préemption, des Zac, des zones d'aménagement différé, est nécessaire en amont. Une fois celle-ci mise en place, il est possible de produire des ensembles immobiliers à coûts maîtrisés. À Marseille, cette politique a démarré difficilement et fonctionne mieux aujourd'hui. Des actions foncières sont aussi menées. La communauté du Pays d'Aix intervient par exemple sur le financement du surcoût foncier à hauteur de 20 %, afin de favoriser l'accession sociale à la propriété. Côté financement, Marseille s'adresse aux accédants dans le neuf avec son chèque Premier logement, une aide sous conditions de ressources pourles logements labellisés “prix maîtrisé/primo-accédants” de la communauté Marseille Provence Métropole.


En ce qui concerne le PTZ, nous avons publié une étude sur l'accession sociale à la propriété à partir des prêts à 0% en 2007. Il en ressort que le dispositif ne fonctionne plus sur un marché à flux tendus et bénéficie surtout à l'ancien. D'où l'intérêt de la majoration du PTZ par les collectivités locales et du Pass-foncier. Certaines le mettent en place sur des volumes limités ; d'autres, comme Arles ou Martigues, l'expérimentent déjà sur certains programmes.


I. B. : Le marché de la location est-il également préoccupant ?


T. M. : Nous avons mis en place un observatoire des loyers du parc privé, avec le concours de la FNAIM 13. On note déjà sur certains territoires (Aubagne, Salon-de-Provence, Aix), une rotation importante sur les grands logements. Cela s'explique par un passage à l'accession ou la difficulté à s'acquitter de loyers élevés. C'est peut-être le début d'une tendance...

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