3 QUESTIONS À Sybille Thirion, Coordinatrice de l'inter-Scot (Urbalyon)

Indicateur Bertrand : Quelles sont les grandes orientations de l'inter-Scot ?

3 QUESTIONS À Sybille Thirion, Coordinatrice de l'inter-Scot (Urbalyon)
3 QUESTIONS À Sybille Thirion, Coordinatrice de l'inter-Scot (Urbalyon)

Sybille Thirion : L'inter-Scot couvre en grande partie cinq départements (le Rhône, la Loire, l'Ain, le Nord-Isère et un peu de la Drôme), un territoire de 10 000 km2 plus grand que l'aire urbaine, avec 2,7 millions d'habitants et 1,2 million d'emplois. Ce projet a pour vocation de mettre en cohérence les 11 Scot métropolitains.


Urbalyon, l'agence d'urbanisme de l'agglomération lyonnaise, assure les études et la coordination technique. Les élus le pilotent et ont tracé ses orientations : maintenir une grande métropole attractive, capable d'accueillir une population supplémentaire de 300 000 à 500 000 habitants d'ici à 2030, et affirmer très fortement la multipolarité du territoire.


L'enjeu est d'articuler en priorité la croissance urbaine dans et autour des villes moyennes, reliées par un RER à la lyonnaise (le réseau Real).


La mise à niveau des gares et le cadencement des trains participent à cette dynamique.


I. B. : Qu'en est-il de l'habitat individuel ?


S. T. : L'habitat est devenu un sujet majeur, l'étalement urbain s'étant considérablement développé. Pour en donner une idée, entre 2000 et 2005, la consommation d'espaces naturels et agricoles à destination de l'habitat a représenté, à l'échelle de l'inter-Scot, plus de 3 150 hectares, en augmentation de 3,5 %. La volonté des Scot est de réduire significativement la part de la construction sur lots libres, la plus dispersée et consommatrice d'espace, avec un report sur l'habitat individuel groupé et collectif des villes moyennes et des agglomérations.


I. B. : Compte tenu de la hausse des prix du carburant, observe-ton un retour vers les villes ?


S. T. : Il n'y a pas encore d'enquête exhaustive sur ce sujet. L'agence d'urbanisme poursuit des réflexions sur la mobilité pour mieux connaître les raisons de faire construire en zone rurale et périurbaine.


Avec la montée du prix du carburant, certains secteurs ruraux sont devenus des trappes à pauvreté et les biens se sont dépréciés. Vivre loin des villes, où l'habitat est moins cher, est peut-être un choix contraint ?


Toujours est-il que 580 000 véhicules entrent et sortent chaque jour de l'agglomération lyonnaise. Les flux d'échanges avec l'aire métropolitaine ont progressé de 32 % entre 1990 et 2005. Les mouvements les plus importants se dessinent avec l'ouest lyonnais et le Nord-Isère, un secteur où les potentialités de logement sont élevées car le foncier n'est pas encore trop cher.


Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site www.urbalyon.org



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