3 QUESTIONS À Sandrine Allonier, Porte parole de Meilleurtaux.com

Indicateur Bertrand: Comment se comportent les taux aujourd'hui ?

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Sandrine Allonier : En décembre, il y a eu une petite évolution.


Certaines banques ont recommencé à augmenter leurs taux, ce qui ne s'était pas vu depuis un an. Ce n'est toutefois pas un mouvement général. En effet, 36 % de nos banques partenaires ont modifié leurs taux à la hausse, 36 % ont choisi de les baisser et 27 % les ont laissés en l'état. Il faut donc relativiser ce mouvement qui reste peu significatif. D'autant qu'il oscille entre 0,05 à 0,10 %. En moyenne, sur toutes les durées d'emprunt, on arrive à une hausse de 0,06 %.


Cela n'a quasiment aucune incidence sur la capacité d'emprunt des acquéreurs. Par ailleurs, les établissements qui ont privilégié la baisse, ont en moyenne réajusté leurs tarifs de 0,13 %. Les banques ne nous montrent pas, pour l'instant, dans quelle direction elles vont aller en 2010. Quoi qu'il en soit, il semble peu probable que les taux remontent dans les semaines à venir. Au contraire, ils devraient rester bas encore quelque temps.



I. B. : Les banques ont été offensives en fin d'année car elles devaient réaliser leurs objectifs. Elles devraient l'être un peu moins en début d'année.


Pensez-vous que cela ait des répercussions sur la production de crédit ?


S. A. : Certes, les banques vont être moins offensives. Elles auront sans doute une politique plus neutre, plus calme. Cependant, on ne s'attend pas à un tour de vis du crédit comme l'année dernière.


Nous restons très confiants.


En décembre, mois traditionnellement très calme, nous avons enregistré une explosion de la demande de crédit. Alors que nous comptabilisons habituellement 25 000 dossiers ce mois là, nous en avons recensé plus de 45 000.


Depuis l'été dernier, nous assistons à une montée en puissance. Les acquéreurs ont retrouvé confiance et font à nouveau des projets immobiliers.


D'ailleurs, selon l'Insee, depuis cinq mois, l'opinion des ménages français sur la situation économique ne cesse de se redresser.



I. B. : Côté durée, voyez-vous des évolutions ?


S. A. : Nous n'observons pas d'allongement des durées d'emprunt. C'est plutôt l'inverse qui se produit. Aujourd'hui, compte tenu justement de la baisse des taux de crédit immobilier, les acquéreurs n'ont


plus besoin d'emprunter sur 30 ans ou plus, ils peuvent se financer sur des durées normales, de l'ordre de 20 à 25 ans.


Incontestablement, les conditions d'emprunt restent excellentes.



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