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3 questions à Renaud Muselier - Ancien Ministre, 1er adjoint au Maire de Marseille, Président d'Euroméditerranée

"Réaliser à terme 10 000 logements"

3 questions à Renaud Muselier - Ancien Ministre, 1er adjoint au Maire de Marseille, Président d'Euroméditerranée
3 questions à Renaud Muselier - Ancien Ministre, 1er adjoint au Maire de Marseille, Président d'Euroméditerranée

Indicateur Bertrand : Vous avez récemment annoncé que le Premier Ministre avait donné son accord à une extension d'Euroméditerranée. Que peut-on dire de ce nouveau périmètre ?


Renaud Muselier : Non seulement le Premier Ministre nous a donné son accord pour une extension du périmètre d'Euroméditerrannée mais nous avons déjà organisé des réunions de travail avec la Préfecture, le Conseil Général, le Conseil Régional, la Ville, la Communauté Urbaine ainsi que les différents services de l'Etat concernés pour étudier cet élargissement. Nous allons ainsi doubler la surface actuelle en passant au total de 300 à 600 ha en nous orientant au nord du périmètre actuel où les friches offrent un potentiel considérable en matière de renouvellement urbain. Depuis le départ, Euroméditerranée a eu un effet de levier réel puisque pour 1€ d'argent public, 3 € d'argent privé ont été investis. En doublant la surface actuelle, nous comptons réaliser à terme 10 000 logements multiplier la surface de bureaux par deux et créer une dizaine de milliers d'emplois. Dès le dernier trimestre 2006, l'ensemble des acteurs validera le nouveau périmètre en terme de surface.


I. B. : Cette opération d'Intérêt National a-t-elle un équivalent en France ou en Europe ?


R. M. : Pas à ma connaissance. En fait, nous observons parfois de grandes opérations d'aménagement sur de vastes zones industrielles ou des requalifications d'espaces publics à l'intérieur des villes. Ici, nous assistons à la requalifications d'une zone industrielle, où les friches sont transformées en un tissu à la fois économique et résidentiel, le tout en centre-ville. N'oublions pas qu'il y a dix ans, il n'y avait rien ici sinon des hangars vides et des immeubles à l'abandon. Là où l'on n'observait que des terrains déserts, on compte 700 entreprises implantées, 6 500 emplois nets créés et 1 300 logements neufs dont 600 logements sociaux livrés. Qui aurait cru que les plus grands architectes redessineraient les façades lézardées de cette partie de la ville et que les plus prestigieux investisseurs viendraient sur ce secteur ? Personne n'a été exclu de cette dynamique de renouveau.


I. B. : Comment organisez-vous la liaison des transports entre Euroméditerranée et le reste de la ville ?


R. M. : Je n'ai eu aucune difficulté car nous nous situons dans un tissu urbain requalifié. Tous les immeubles de bureaux et de logements seront desservis, soit par le métro, qui existe déjà, et bientôt par le tramway. Quant aux infrastructures, certaines sont déjà en place et le viaduc autoroutier longeant le Port Autonome dans le sens nord-sud sera bientôt enfoui, les travaux démarrant au 2e trimestre 2007. Il permettra la création d'un vaste boulevard du Littoral favorisant des modes de transport très doux et l'accès à la mer des promeneurs. Euroméditerranée, c'est faire en sorte de créer une harmonie entre la Ville et son port, c'est se réapproprier un espace de vie. Ce projet s'inscrit dans la durée, avec une volonté politique très forte. La rapidité du développement du secteur montre que le système sur lequel il est bâti fonctionne. Et nous allons le prolonger !


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