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3 QUESTIONS À RAYMOND LEROY-LIBERGE Vice-président de la Fédération des promoteurs-constructeurs pour la région Centre

“À Tours, la liaison TGV porte ses fruits”

3 QUESTIONS À RAYMOND LEROY-LIBERGE Vice-président de la Fédération des promoteurs-constructeurs pour la région Centre
3 QUESTIONS À RAYMOND LEROY-LIBERGE Vice-président de la Fédération des promoteurs-constructeurs pour la région Centre

Indicateur Bertrand : Dans un contexte général de ralentissement, la région Centre possède-t-elle des atouts ?


Raymond Leroy-Liberge : Dans la région Centre, trois pôles se distinguent : Orléans, liée de longue date à la capitale tout en n'appartenant pas à l'Ile-de- France ; Tours, qui a trouvé sa place entre un carrefour autoroutier et le chemin de la vallée de la Loire et dont l'aire urbaine est installée dans une dynamique bien supérieure à celle du sud de l'Indre-et-Loire ; et Chartres. Cette dernière s'est réveillée récemment. Des opérations de revitalisation urbaine ont été entreprises, notamment sur des friches militaires. Proche de Paris et de l'ouest de l'Ile-de-France, le marché y évolue rapidement. Les promoteurs ont entre 8 et 10 mois de stock. C'est une ville à suivre.


I.B. : Et Tours et Orléans ?


R. L.-L. : À Tours, on produit 700 à 800 logements par an. La région tourangelle est créatrice d'emplois et gagne des habitants. La liaison TGV porte aussi petit à petit ses fruits. Environ 5 000 personnes partent travailler à Paris tous les matins. La demande est là. L'offre en retour est diversifiée. Dans le centre, le mètre carré oscille entre 3 000 et 3 200 e. Au nord, à Chambraylès- Tours, La Riche, on descend entre 2 700 et 2 800 e. Les produits les plus haut de gamme se situent à Saint-Cyr-sur-Loire, entre 3 500 et 3 600 e. On y trouve aussi une offre en individuel, environ 25 % du marché, et on observe entre 8 et 10 mois de stock, contre 2 ou 3 mois il y a deux ans. Mais les bons programmes sur des bons sites avec des loyers qui ne sont pas surestimés (entre 10 et 12 e/m2) vont continuer à bien fonctionner. Orléans, paradoxalement, ne produit que 400 logements par an. L'offre est à mon avis inférieure au réel potentiel d'acquéreurs. Les prix sont donc légèrement supérieurs à ceux pratiqués sur Tours, probablement en raison de la rareté des opportunités. On compte là environ 6 mois de stock. Beaucoup de programmes sont dans les tuyaux, mais ils sortent doucement. Les chantiers développés en zone ANRU - je pense essentiellement au quartier de la Source, où près de 700 logements sont programmés sur site et hors site - devraient être assez porteurs.


I. B. : Certains secteurs sont-ils plus préoccupants ?


R. L.-L. : Dans les communes de moins de 100 000 habitants, on a créé des poches de surproduction. Elles vont ou sont en train de se résorber. Par endroits, les maires ont laissé construire 200 ou 300 logements sans s'assurer de leur écoulement. Cela a parfois déstabilisé le marché local. Sur Châteauroux en revanche, la production à un rythme régulier est restée normalement mesurée. À mon sens, des villes comme Bourges et Blois sont à surveiller, même si je ne connais pas très bien la situation sur cette dernière, la FPC y étant peu représentée.


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