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3 QUESTIONS À PIERRE BAZAILLE, notaire, président de l'Indi (Institut notarial de droit immobilier)

"Il ne faut pas hésiter à se tourner vers les villes secondaires mais bien situées"

3 QUESTIONS À PIERRE BAZAILLE, notaire, président de l'Indi (Institut notarial de droit immobilier)
3 QUESTIONS À PIERRE BAZAILLE, notaire, président de l'Indi (Institut notarial de droit immobilier)

Indicateur Bertrand : Comment se porte le marché immobilier ?


Pierre Bazaille : Comme l'avait déjà annoncé la profession l'an dernier, en rencontrant alors un certain scepticisme, 2006 n'aura pas été une année de baisse des prix de l'immobilier. Elle confirme par contre pour la deuxième année consécutive un ralentissement de la hausse des prix, dont nous nous félicitons, même si l'accalmie s'avère moins prononcée que ce que nous avions prévu. Pour l'avenir, il convient de rester mesuré : faire des pronostics sur le marché à l'horizon 2010 n'a pas de sens. Ce que nous pouvons dire, c'est qu'en 2007, la baisse des prix ne sera toujours pas d'actualité. Les évolutions en matière de prix de l'immobilier s'effectuent lentement et il faut s'attendre, cette année encore, à une hausse générale des prix, bien supérieure à l'inflation actuelle.


I. B. : L'évolution est-elle comparable pour le marché de l'ancien et celui du neuf ?


P. B. : Les prix de l'ancien continuent à augmenter plus vite que l'indice des coûts de l'Insee, même si cette augmentation est désormais plus modérée. Quant aux prix du neuf, ils sont toujours en augmentation, ce qui n'est pas surprenant étant donné le coût toujours plus élevé du foncier et le fait que le neuf doit tenir compte de normes comme l'accessibilité à toutes les formes de handicap par exemple. Il se confirme cependant un peu partout en province que le prix du neuf augmente moins vite que celui de l'ancien, mais il convient de constater que les programmes neufs se développent de plus en plus loin des centres des grandes villes.


I. B. : Quels sont les secteurs les plus intéressants pour les investisseurs ?


P. B. : Il est difficile de donner une réponse globale, tant le marché immobilier est loin d'être uniforme. Au sein d'une même ville, différents quartiers peuvent évoluer de manière très différente, suivant leur attrait. Il faut bien sûr aller vers des villes actives et porteuses. Mais ne pas hésiter non plus à se tourner vers des communes secondaires, mais bien situées. Dans ma région, Saint-Etienne prend de la valeur : le prix au mère carré reste très modéré, à 1 190 e/m2, mais il a enregistré au 3e trimestre 2006 une hausse annuelle de plus de 19 %. Les Lyonnais viennent s'y loger à un prix très attractif par rapport à celui de la métropole régionale, tout en bénéficiant d'une desserte ferroviaire performante, avec un train toutes les 20 mn, qui relie les deux villes en moins de 40 mn. C'est une situation qui présente tous les éléments susceptibles d'intéresser les investisseurs : des prix d'entrée raisonnables et une position avantageuse de "repli" pour le marché immobilier lyonnais.


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