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3 QUESTIONS À Pierre Bazaille - Notaire à Givors, président de l'Institut notarial de l'immobilier

Indicateur Bertrand: Qu'est-ce qui a caractérisé l'immobilier de la région Rhône-Alpes en 2008 ?

3 QUESTIONS À Pierre Bazaille - Notaire à Givors, président de l'Institut notarial de l'immobilier
3 QUESTIONS À Pierre Bazaille - Notaire à Givors, président de l'Institut notarial de l'immobilier

Pierre Bazaille : La région a enregistré une importante baisse des volumes en 2008, de l'ordre de 25 % sur les marchés immobiliers du neuf et de l'ancien confondus dans les grandes métropoles.


Sur l'agglomération lyonnaise, la tendance demeure plus favorable, avec une baisse de seulement 20 %. Ce marché se porte plutôt mieux qu'ailleurs, quand on sait que l'immobilier


de loisirs rhônalpin a connu une baisse des volumes aux alentours de 30 à 40 %. Globalement, la région Rhône-Alpes est moins pénalisée que d'autres régions, et nous avons une confirmation de son dynamisme au travers de l'immobilier. Ce territoire est détenteur de pôles de compétitivité, d'un bon noyau d'enseignement supérieur et d'un tissu économique qui n'est pas mono-industriel. L'activité se répartit correctement entre tertiaire et industrie, et entre grandes entreprises et PMI.


I. B. : Où en sont les prix ?


P. B. : Au 30 juin, la croissance des prix des appartements était de +0,7 % à Grenoble, de + 4,7 % à Saint-Étienne et de - 0,1% à Annecy. La clientèle étrangère a pratiquement disparu des stations de ski, à l'exception d'une classe moyenne russe qui a remplacé les Britanniques.


Tant à Megève qu'à Courchevel, le nombre d'acquisitions très haut de gamme, au-delà de 5millions d'euros, perdure.


Dans l'ancien, le marché est bloqué : les vendeurs restent fermes sur les prix, alors que les acquéreurs attendent un geste de leur part. Seuls 20 % environ des vendeurs sont prêts à faire des concessions et ce lors de conditions exceptionnelles, c'est-à-dire un divorce ou une mutation professionnelle.


De leur côté, les acquéreurs ont tant de difficultés à trouver un financement que nous avons rallongé les délais de compromis de vente à quatre mois.


I. B. : Les primo-accédants sontils toujours au rendez-vous ?


P. B. : À la fin du second trimestre, nous avons observé que les primo-accédants n'avaient pas déserté l'immobilier, au contraire de ce que nous pressentions. Même s'ils ont été contraints de revoir leur budget immobilier au cours des premiers trimestres, ils manifestent toujours la volonté d'acquérir un bien.


Ceci vaut ici comme dans la France entière. Ces dernières années, nous avons également constaté une densification du sol dans l'agglomération lyonnaise. D'assez nombreux propriétaires de maisons ont vendu une partie de leur terrain, rendue dès lors à la construction.


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