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3 QUESTIONS À PHILIPPE VAN DE MAELE DG de l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU)

“Nous avons dû convaincre les élus, mais aussi les promoteurs !”

3 QUESTIONS À PHILIPPE VAN DE MAELE DG de l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU)
3 QUESTIONS À PHILIPPE VAN DE MAELE DG de l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU)

Indicateur Bertrand : L'ANRU a fêté ses 4 ans cette année. Où en sont les projets de rénovation des quartiers ?


Philippe Van de Maele :Àce jour, 420quartiers font l'objet d'une convention. Il s'agit du “plus grand projet d'investissement civil”, pour citer les mots du ministre Jean-Louis Borloo, qui l'a impulsé. Notre démarche consiste à transformer les quartiers en profondeur. Au-delà des démolitions, rénovations et constructions nouvelles qui viennent diversifier l'offre d'habitat, il s'agit de réorganiser complètement ces quartiers afin de les désenclaver, de les ouvrir sur le reste de la ville. En créant de nouvelles places, de nouvelles rues, par exemple en perçant une voie au milieu d'une grande barre, on remet ces quartiers en perspective. Là où les projets ont démarré en 2004, on peut déjà observer des résultats : à Meaux, Orly ou La Courneuve, par exemple, les quartiers conventionnés ont changé de physionomie, et les habitants qui les avaient longtemps désertés, reviennent aujourd'hui. I. B. : Quel retour avez-vous de vos différents partenaires dans ces projets : pouvoirs publics, promoteurs ?


P. V. M. :Au départ, nous avons dû faire face à une certaine perplexité, non seulement de la part des promoteurs privés, qui n’envisageaient pas forcément la possibilité d'investir dans ces quartiers, mais aussi des maires eux-mêmes, qui avaient des difficultés à croire que l'on pourrait amener l'accession privée dans des zones parfois lourdement stigmatisées. En 2004-2005, nous avons organisé des rencontres avec les promoteurs pour les inciter à venir voir ces quartiers. Nous avons dû les persuader que nous avions besoin de diversité architecturale et de logements en accession. Et pour convaincre, il a fallu que certaines réalisations soient palpables. Dès que nous avons pu montrer des résultats en dévoilant des quartiers où l'on avait reconstruit des rues, des logements, des équipements et où les habitants étaient revenus, les promoteurs ont commencé à s'intéresser à ces sites, d’autant plus que leur évolution a permis une offre foncière nouvelle.


I. B. : Qu'apporte la TVA à 5,5%?


P. V. M. : Je pense qu’une TVA, aussi réduite fût-elle, n'aurait pas suffi si les quartiers n'avaient pas radicalement changé. Car c'est avant tout la transformation visible de ces quartiers rénovés qui attire les promoteurs. On peut remarquer que, même si la TVA à 5,5 % s'étend dans un périmètre de 500 m autour des quartiers ANRU, les promoteurs jouent souvent le jeu et construisent en coeur de zone. C’est la meilleure preuve du succès d’un programme de rénovation urbaine.


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